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  • Annet-sur-Marne… Art et patrimoine

    Annet-sur-Marne… Art et patrimoine

    L’église d’Annet-sur-Marne s’auréolait d’un nouveau tympan fin 2010.
     
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    Absent depuis plus d’un siècle, un nouveau tympan a pris place sur la façade de l’église Saint-Germain. L’installation du monument a eu lieu en décembre 2010 et son inauguration a été célébrée le 25 juin 2011.
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    Reconstruite au XVIIe siècle, restaurée en 1819 puis au début du XXe siècle, l’église a de nouveau connu une réhabilitation complète, intérieur et extérieur, à partir de 1993 grâce au concours du Département et de la Région. Ces derniers travaux, récompensés d’un 2e prix au palmarès Qualité ville d’EDF en 2001, portaient notamment sur la démolition puis la reconstruction de la façade et du clocher.
    Afin de parachever cette réhabilitation, il restait toutefois à décorer le tympan du porche principal et installer une statue dans la niche vide surplombant le portail. Après avis de la CDAS de Meaux (Commission diocésaine d’art sacré) pour la conception iconographique, la municipalité a confié la réalisation du projet à deux jeunes sculpteurs renommés dont l’atelier est à Montreuil : Natacha Mondon, diplômée de l’école supérieure des Beaux-arts de Paris et lauréate du prix de la vocation décerné par la fondation Marcel Bleustein-Blanchet, et Eric Pierre, diplômé de l’école nationale supérieure Louis-Lumière et de l’école Boulle à Paris.
     
    Une œuvre originale
     
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    Réalisé en terre cuite vernissée, inspiré des bas-reliefs de la Renaissance florentine, le tympan mesure 2,15 m de large sur 1,45 m de haut. L’œuvre, très originale avec ses couleurs basiques (blanc, vert, bleu) et ses formes épurées, met admirablement bien en valeur la sobriété de la façade de l’église. Plutôt inhabituel dans la représentation (classique) des scènes catholiques, le thème choisi évoque le Christ ressuscité confiant à ses 11 apôtres la mission d’évangéliser les nations.
    Les deux artistes ont également réalisé une statue de 1 mètre de hauteur représentant Saint-Germain-d’Auxerre, patron de la paroisse, ainsi qu’une petite croix blanche sur fond bleu azur au dessus de la porte d’entrée latérale. Ces deux éléments, également en terre à gré blanc ingélif, ont été modelés et cuits en deux pièces, mais sans passer par un moule.
     
    Quasi unique en Europe
     
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    « Comme ses dimensions ne permettaient pas de réaliser le tympan d’une seule pièce, l’ensemble a été d’abord modelé en entier puis, après avoir été découpé en 13 éléments, chacun de ceux-ci moulé en plâtre, moules dans lesquelles les pièces définitives ont ensuite été estampées en terre. Après un séchage naturel de deux mois, une première cuisson à 950° fut réalisée. Puis les émaux ont délicatement été posés au pinceau et l’ensemble de nouveau cuit à 1170° » a détaillé Natacha Mondon. Et Eric Pierre de préciser que « cet ensemble est à notre connaissance quasi unique en Europe du Nord, tant par son matériau que par son thème, « la mission universelle » selon l’évangile de Saint-Matthieu ».
    Cette réalisation s’est vue récompenser par le Geste d’argent 2013, décerné par le jury du Geste d’or, ainsi que par le prix départemental des métiers d’art du Loiret 2013.
    S. Moroy
     
    En architecture, le tympan est une pièce de remplissage d’une voûte, en plein cintre ou en arc brisé, très souvent utilisé pour présenter un haut-relief dans les églises romanes ou gothiques. Cet art très caractéristique apparaît dans la première décennie du XIIe siècle. Généralement le tympan illustre une scène du jugement dernier tirée de la Bible.
  • Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Becker oeil - la cam-raJacques Becker vérifie un plan sur la place de l’église d’Annet-sur-Marne (photo Pierre Dubreuil)

    Jacques Becker n’aura réalisé que 14 films entre 1939 et 1960, mais quels films ! « Goupi mains-rouges », « Touchez pas au grisbi », « Ali-Baba et les 40 voleurs » et… « Casque d’or » qui constitue l’une de ses plus belles réussites. Georges Sadoul, l’historien du cinéma, définissait le film comme « son œuvre plastiquement la plus parfaite ». Sans doute les bords de Marne auront-ils inspiré le réalisateur parisien durant ce bel été 1951…

    Boureau boucher

    Le bourreau (au premier plan) était boucher à Meaux ! (photo Pierre Dubreuil)

    Dans cette chronique des bas-fonds de Paris, Jacques Becker a su donner vie à une galerie de personnages dont la justesse éclate à l’écran, sans jamais tomber dans les travers d’une peinture folklorique sur la Belle Epoque. L’époque est d’ailleurs plus évoquée que reconstituée car l’essentiel réside dans l’histoire du drame (réel) romancé. Casque d’or fait preuve d’une belle humanité et exalte un hymne à l’amour impossible entre une fille de joie et un ouvrier. Les comédiens sont portés par cet état de grâce que Simone Signoret évoquait dans « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était », son livre paru en 1976 : « Casque d’or, c’est un grand chant très simple à la gloire de l’amour et de l’amitié. On avait tous été en état de grâce pendant le tournage. Jacques était amoureux d’Annette, [Ndlr : Annette Wademant, scénariste] et son amour de l’amour passait dans ses images. Moi, j’étais amoureuse de Montand, et Manda en profitait, et comme Manda c’était Serge, c’était délicieusement incestueux de faire semblant de s’aimer autrement, alors qu’on s’aimait si bien depuis si longtemps. Et Jacques nous aimait tous. On avait passé huit semaines à « s’amuser », passionnellement, et les gens ne comprenaient pas notre film »…

    Rendez-vous raté avec le public

    Effectivement le succès ne sera pas au rendez-vous lors de la sortie du film. Serge Reggiani confiait en décembre 1995 au critique Claude-Jean Philippe que « le public s’attendait à un polar, alors que c’était un film d’amour. Quand le film est parti à l’étranger, il a eu un succès énorme, et c’est à son retour en France, avec ses lauriers, qu’il a reçu un triomphe »… Simone Signoret obtiendra son premier trophée étranger avec ce film. Il faudra pourtant attendre encore 10 ans pour que Casque d’or soit projeté dans un cinéma parisien. « L’une des plus belles histoires que le cinéma français ait racontées » publiait Le journal du Dimanche. Hélas, Jacques Becker était mort avant d’avoir connu cette gloire tardive.

    Un figurant annetois de 24 ans

    Pierre Dubreuil, ancien notaire et maire d’Annet, se souvient très bien du film. Et pour cause, il avait 24 ans et eut la chance de participer au tournage. « Passionné de cinéma, je venais de rater le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques). J’ai donc poursuivi mes études de droit et me suis consolé en fréquentant le plateau de « Casque d’or » où j’ai pu interpréter trois rôles de figuration et prendre quelques photos. Le tournage a débuté à Annet avant de se poursuivre ensuite sur Paris. Il a duré une dizaine de jours et plusieurs figurants ont été recrutés parmi les habitants des environs car c’était la période des vacances. C’était aussi avant mon départ début octobre 1951 au service militaire au cours duquel j’ai rencontré Alain Kaminker… le frère de Simone Signoret ! Le plan d’ouverture où l’on voit les barques accoster a été tourné sur la rive de Jablines, après le petit pont. En revanche, la guinguette est reconstituée en studio. L’évasion des prisonniers fut filmée devant la prison de la Santé, à Paris, mais la discussion entre Bussières et Reggiani dans le fourgon cellulaire a été enregistrée à Annet. Dans une grange du château d’Etry, les techniciens ont construit une grosse caisse en bois monté sur ressorts dans laquelle prirent place les acteurs. Un machiniste la secouait pour simuler les tressautements du fourgon pendant qu’un autre passait régulièrement une branche d’arbre devant un projecteur pour créer les ombres du paysage qui défile…. Quand le film est sorti à Paris le 16 avril 1952, mon père qui était maire a affrété un car pour que les habitants puissent aller le voir au Studio-Haussmann, dont le gérant était depuis 1937 Paul-Ernest Valentin, ancien maire d’Annet ».

    Une vraie guillotine !

    Intarissable lorsqu’il évoque ce chef-d’œuvre qui l’a passionné et sur lequel il s’est abondamment documenté, Pierre Dubreuil poursuit. « Jacques Becker était un réalisateur très exigeant. C’est lui-même qui avait choisi les logements des acteurs sur Annet. Simone Signoret logeait dans le centre ville, à l’hôtel des voyageurs situé Grande rue à l’époque, aujourd’hui 64 rue Charles de Gaulle. Pas d’eau courante et les commodités au fond du jardin. Amoureuse, elle allait tous les jours au bureau de poste téléphoner à Montand qui tournait avec Clouzot « Le salaire de la peur » à la bambouseraie d’Anduze, dans le Gard. Serge Reggiani logeait au Canard qui fume (l’actuel restaurant marocain Le Pacha). Il reviendra dans ce même hôtel 18 ans plus tard lorsqu’il tournera « L’empreinte des géants » de Robert Enrico et se souviendra du lieu. Claude Dauphin rentrait sur Paris le soir même. Il n’a tourné qu’une seule scène, celle sur la place de l’église Saint-Germain, enregistrée en une journée. A l’époque c’était un très grand acteur. Pour preuve, il avait son propre siège à son nom. La séquence où Marie arrive en canot sur la Marne pour rejoindre Manda a été filmée à Trilbardou, en amont du château, juste avant le barrage. La petite maison où ils s’aiment – et qui n’existe plus – se trouvait dans le parc du château de Claye-Souilly, derrière l’IME La Gabrielle aujourd’hui. A l’intérieur de l’église, ce sont les demoiselles Chevance, deux sœurs, qui jouent de l’harmonium pendant le (faux) mariage célébré par le (vrai) curé d’Annet, l’abbé Henri Benoist. Les mariés étaient des jeunes gens du village et Jean-Claude Auzias, alors âgé de 11 ans, interprétait l’enfant de chœur. Il deviendra médecin et réside toujours à Annet. Le décor final de la guillotine a été campé dans la cour de la maison d’arrêt de Meaux, rue Fatou. L’équipe est partie en car le matin et on a filmé toute la journée. Becker avait réquisitionné une grande échelle de pompier sur laquelle il a filmé le panoramique vertical sur la prison. Reggiani a dû répéter douze fois la scène du banc de la guillotine avant que Becker n’accepte la prise ». 

    Et Pierre Dubreuil de conclure avec une pointe d’humour … « A propos de cette guillotine, les détenus de la prison n’en menaient pas large car ils pensaient qu’elle avait été installée la veille pour l’un d’entre eux ! Le curé qui accompagne Manda vers la guillotine était un figurant professionnel qui habitait Thorigny ; et le  bourreau… c’était un boucher qui exerçait à Meaux ! »

    L’histoire du film

    Un dimanche d’automne 1898, la « bande à Leca » (Claude Dauphin) débarque dans une guinguette avec « leurs femmes ». Pour provoquer Roland, « son homme », l’une d’elles, Marie (Simone Signoret) invite à danser un ouvrier charpentier, Georges Manda (Serge Reggiani), ex-compagnon de prison de Raymond (Raymond Bussières). Jaloux, Roland, provoque Manda qui l’étend raide d’un uppercut. Leca, amoureux de Casque d’or, lui donne rendez-vous dans un bal populaire de Belleville où se retrouvent également Manda et Roland. L’affrontement est inévitable. Manda poignarde mortellement Roland. Casque d’or et Manda se retrouvent dans une petite maison à Joinville. Jaloux de la fugue de Marie, Leca, pour éliminer son rival, dénonce Raymond à la police comme auteur du meurtre. Comme prévu, Manda se livre, ne supportant pas que son ami soit condamné à sa place. Lors d’un transfert de prison, Manda et Raymond s’évadent mais ce dernier est mortellement blessé. Informé de la trahison, Manda  abat Leca. Arrêté, il sera guillotiné. D’une fenêtre, Marie assiste impuissante à son exécution.

    Et la vérité sur Casque d’or

    La véritable Casque d’or a défrayé l’actualité de la Belle Époque. Les journaux relatèrent une guerre opposant deux bandes rivales de voyous des quartiers nord-est de la capitale. L'enjeu du conflit était une jeune prostituée de 22 ans, Amélie Elie née le 14 mars 1878 à Orléans. Elle se rachètera une conduite en épousant en janvier 1917 André-Alexandre Nardin, un cordonnier, avant de décéder en avril 1933. En 1939 Jean Renoir songe à en faire un film, mais c’est Julien Duvivier qui est pressenti pour le réaliser avec Jean Gabin dans le rôle de Manda. La guerre fait capoter le projet. En 1946, Jacques Becker écrit un scénario, puis Yves Allégret et Henri-Georges Clouzot reprennent successivement le projet. Ce sera finalement Jacques Becker qui rédigera un second scénario avec Jacques Companeez et qui débutera le film en septembre 1951. Serge Moroy

    Photos: collection privée

  • Choeur universitaire de Shanghai.

    Choeur universitaire de Shanghai.

    Annet-sur-Marne, le public était « aux anges » 

    Photo 5Le chœur universitaire de Shanghai, composé exclusivement d'étudiants chinois,  est dirigé par Chu Hailun

    La chorale universitaire de Shanghai s’est produite, mardi 17 mai, à l’église Saint-Germain. Unique concert en Île-de-France pour le prestigieux ensemble qui était de retour du festival de Belfort et ravissement pour quelque 80 spectateurs.

    Le concert était organisé par le festival Musiques du monde et la chorale clayoise, Chœur Odyssées. « Nous offrons au public local des concerts variés et intéressants depuis de nombreuses années. Nous remercions le prêtre Michel Henrie et la municipalité d’Annet d’avoir bien voulu nous accueillir ici. Merci également à Yuanyuan Li, pianiste renommée,  qui nous a permis de rencontrer ce groupe lors de notre voyage en Italie en 2015 » précise Marie-Hélène Caspar, présidente du festival Musiques du monde. La chorale de Shanghai regroupe des jeunes étudiants issus d’une vingtaine de provinces chinoises. Elle a obtenu de nombreux prix dans son pays et son répertoire va du chant traditionnel au classique, en passant par le folklore et la musique pop.  

    Fleur de jasmin et Johann Strauss

    Photo 3Un registre très varié qui va du chant traditionnel au classique.

    Photo 4Fleur de jasmin (folklore du Jiangsu, région de Shanghai).

    Sous la direction de leur chef de chœur, Chu Hailun, les 23 choristes (12 hommes et 11 femmes) ont conquis le public grâce à des chants d’une diversité surprenante, enchaînant des airs mélancoliques à des mélodies gracieuses, avec des envolées lyriques magnifiées par l’excellente acoustique de l’église. La formation a aussi interprété en français « Hymne à l’amour » d’Édith Piaf, avant de terminer avec Chœur Odyssées sur un chant chinois ayant pour titre « Une soirée inoubliable ».

    Photo 6Un public sous le charme dès le début du concert.

    Photo 9Les chefs de chœur : Marie-Hélène Caspar et Chu Hailun

    Photo 10Les deux ensembles réunis devant l’autel pour la photo souvenir

    Le public s’est levé pour ovationner les artistes. Après les échanges de cadeaux d’amitié, Marie-Hélène Caspar a déclaré que « même si l’on ne se comprend pas, on peut partager ensemble un grand moment de bonheur ».

    Photo 11« Cette soirée restera inoubliable » a lancé Marie-Hélène Caspar

    Prochain rendez-vous mercredi 15 juin à 20 h 30, au théâtre du Luxembourg de Meaux, pour un concert organisé par le Rotary Club de Meaux avec l’orchestre symphonique du Rail. Il sera dirigé par Taiping Wang et Chœur Odyssées. Au  programme, les grands airs d’opéra, avec des œuvres de Verdi, Rossini, Bizet et Puccini. S Moroy

    www.choeurodyssees.fr

  • 28 août 1944, Annet-sur-marne est enfin libéré, un habitant témoigne

    Etienne Friche, 89 ans, habite la commune depuis 1932. Ses parents tenaient un bistrot au cœur du village. En juin 1940, l’invasion allemande voit partir la famille sur les routes de l’exode. Ils iront jusqu’à Châtelet-en-Brie où ils resteront 8 jours dans une ferme, avant de revenir sur leurs pas. « Nous sommes retournés au bistrot, mais il n’y avait plus rien. Les tonneaux de vin avaient tous disparu. On a su par la suite que ce n’était pas les Allemands… ».

      Etienne Friche - Copie
    Cohabiter avec l’ennemi

    La Kommandantur s’était installée au château de Louche et des soldats résidaient au château d’Étry. Le village comptait alors quatre grandes fermes et Etienne travaillait dans l’une d’elle. « Les Allemands venaient réclamer du lait et il fallait aussitôt traire les vaches pour les ravitailler. La ferme possédait une belle truie que l’on engraissait. Ils l’ont prise après nous avoir délivré un récépissé. Vers la fin, on a commencé à voir des soldats de tous les âges, de 18 à 55 ans. Ils marchaient toute la nuit et arrivaient au matin à la ferme. Ils étaient tous morts de fatigue. On était obligé de les enjamber pour aller nourrir les bêtes de la ferme qui comptait 80 vaches ». Il n’y avait plus de pont praticable sur la Marne et Etienne faisait quelquefois le passeur pour aider civils et commerçants à traverser la rivière, à l’aide d’un petit bateau de pêche.

    Cachés dans la ferme pleine d’Allemands

    Le 28 août 1944, une colonne allemande est descendue vers 15 h le long du ru de Louche. Elle a été prise à partie par des chars américains arrivant par Trilbardou (Division Patton). Réfugié dans la cave du bistrot des parents d’Etienne, un soldat allemand tirait par le soupirail avec son revolver avant d’être abattu. Etienne et sa femme, alors enceinte, étaient cachés dans la ferme où des Allemands s’étaient repliés en nombre. Ces derniers quitteront finalement le village dans la soirée, en empruntant la D418 actuelle qui mène à Claye-Souilly. Le couple a été libéré vers 22 h par les Américains qui ont poursuivi leur avancée jusqu’à Messy, après avoir libéré Claye-Souilly. Par la suite, Etienne a été embauché à l’usine Sauter, à Claye, avant d’entrer à l’aéroport de Paris où il a fini sa carrière. Aujourd’hui, il est entouré d’une nombreuse famille puisqu’elle comprend 3 enfants, 4 petits-enfants et 9 arrière-petits-enfants. L’Annétois est réservé et peu loquace sur cette période, dont l’évocation lui est toujours douloureuse. S Moroy

  • Les chanteurs du Chœur de Crimée à Annet sur Marne

    Les chanteurs du Chœur de Crimée à Annet sur Marne

    Haut les chœurs !

    L’église
    Saint-Germain était comble dans la soirée du samedi 1er décembre
    2012 pour écouter les chanteurs du Chœur de Crimée interprétant des chants
    sacrés et profanes.

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    L’ensemble vocal composé de
    20 choristes (10 femmes et 10 hommes) vient d’une péninsule du sud de l’Ukraine
    qui s’avance dans la mer Noire. Sous la direction artistique d’Igor
    Mikhailevskiy qui l’a fondé en 1995, il a très vite acquis une notoriété internationale
    en assurant les premières auditions publiques d’œuvres de compositeurs
    occidentaux et russophones interdits durant la période soviétique.

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    « Après leur tournée triomphale dans
    l’ouest de la France, et avant de repartir vers les Pays-Bas et l’Allemagne,
    ils sont venus à Annet régaler nos oreilles, ouvrir nos coeur et élever nos
    esprits
    » a annoncé Marie-Hélène Caspar, chef de chœur de la
    chorale clayoise « Chœur Odyssées », en présentant la formation au
    public.

    La première partie du programme concernait des chants liturgiques
    orthodoxes exécutés ’’a capella’’. Dans la seconde, les choristes slaves ont
    interprété des chants et des danses du folklore populaire, issus notamment
    d’Ukraine, de Russie et de Lettonie. Tous les chants étaient d’une beauté grave
    et saisissante, mêlant des airs mélancoliques à des mélodies plus légères, avec
    des envolées vocales servies à merveille par l’acoustique de l’église
    Saint-Germain.

    La chorale « Chœur Odyssées » participera pour sa part
    au concert de Noël qui aura lieu dimanche 9 décembre à 16 heures à l’espace
    André-Malraux de Claye-Souilly.

    S.
    Moroy

    Pour accéder au blog de Pierre Caspar, cliquez sur ce lien

  • Dogora, Etienne Perruchon, Concert contre le cancer à Meaux

    Dogora, Etienne Perruchon, Concert contre le cancer à Meaux

    Dogora 4 Salle comble au théâtre Luxembourg dimanche 21 novembre après-midi pour le concert donné au profit des malades du Nord Seine-et-Marne atteints du cancer …

    Oeuvre contemporaine d’Etienne Perruchon, "Dogora" est un aussi un concentré de notre monde car dans cette œuvre il y a la vie, la mort, la tristesse de l’éloignement, la joie des retrouvailles, la mélancolie, la haine, la violence, la guerre. Vous ne comprendrez pas les paroles, mais vous ne pourrez pas rester insensibles à ce que vous allez entendre. Ouvrez vos yeux, vos oreilles, votre cœur et laissez-vous porter par la musique. Partageons ensemble ces instants uniques qui permettent aux hommes grâce à quelques notes de musique d’oublier momentanément leurs peines et leurs souffrances » a annoncé Marie-Hélène Caspar, présidente du Festival de musique de Claye-Souilly et chef du Chœur Odyssées, au début de ce concert exceptionnel réunissant 235 choristes des chorales de Seine-et-Marne et 80 musiciens de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée.

    Etienne Perruchon déclarait dans une interview le 16 juin dernier à Annecy : « Quand j’écris une œuvre comme Dogora ou Tchikidan, je n’ai pas d’idée préalable sur l’effet qu’elle doit avoir sur les gens. J’invente juste la musique que j’aime entendre et je constate ce qui se passe. Bien sûr, je me rends compte de ce que cela provoque et je ne tourne pas le dos à cela. J’essaie simplement de comprendre et d’accompagner les effets collatéraux de ma musique en toute humilité ».

    Et le rêve devint réalité

    Dogora 3 « Un jour, j’ai découvert sur Radio-Classique l’œuvre d’Etienne Perruchon, Dogora, et à l’instar du cinéaste Patrice Leconte et de beaucoup d’autres, je fus subjuguée par cette musique fascinante, obsédante, tour à tour douce et violente, musique comparable à nulle autre. Produire un concert Dogora devint à ce moment-là pour moi un rêve. Mais Dogora nécessitait non seulement un orchestre symphonique, mais également la participation de centaines de choristes, enfants et adultes, ainsi que de solistes. Seules les villes d’une certaine importance avaient déjà pu mettre en place ce type de spectacle » reconnaissait Marie-Hélène Caspar. Sa rencontre avec Véronique Audoli, directrice du Conservatoire du Val-Maubuée, Jean-Michel Henry, chef de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée, et Francine Desmarchelier, présidente de l’AVACS (Association « Vaincre le cancer solidairement »), a permis de monter ce projet grandiose de rassembler au bénéfice d’une grande cause huit chorales (*) avec l’orchestre symphonique du Val-Maubuée.

    « L’AVACS avec ce concert clôt l’année anniversaire de ses 10 ans. Elle a été créée par des malades pour venir en aide aux autres malades » a ajouté Francine Desmarchelier. Son association, dont le siège est à la clinique Saint-Faron de Mareuil-les-Meaux, vise l’amélioration du confort des malades, leur accompagnement et le soutien du programme « Apprendre à vivre avec le cancer ». Dans le cadre de son action, l’AVACS a mis en place six ateliers de retour au bien-être qui sont gratuits pour les malades.

    Des frissons à l’unisson…

    Dogora 2 Dès que les chants dogoriens ont résonné dans l’espace du théâtre sous la direction de Jean-Michel Henry, ils ont envoûté par leur beauté et leur puissance émotionnelle les quelques 600 spectateurs. Une musique de douceur et de tempête, une ode flamboyante à la vie. Les compliments ont fusé à la fin du spectacle. « C’était magnifique, j’ai eu des frissons dès le début, au tout Dogora 7 premier chant » a avoué Yvette Gilardin venue de Chelles pour le concert. « Je ne connaissais pas Dogora. J’ai beaucoup apprécié cette langue imaginaire qu’est le dogorien avec ses consonances slaves et j’ai envie d’en savoir un peu plus sur cette oeuvre » déclarait pour sa part Bernard, un Meldois solidaire de la lutte contre le cancer.

    Un prochain concert aura lieu dimanche 30 janvier 2011 à 16 heures au centre culturel Jacques-Prévert à Villeparisis. Il sera donné au profit de l’association « Le rire médecin : de vrais clowns à l’hôpital » dont la marraine est l’actrice Anny Duperey. S. Moroy

    (*) l’ACVM de Noisiel, la chorale des enfants du Conservatoire du Val-Maubuée, la chorale des enfants de la Maîtrise Sainte-Marie (Meaux), la chorale des enfants du Conservatoire de Claye-Souilly, Chant’Annet (Annet-sur-Marne), Chœur Odyssées (Claye-Souilly), Petit Chœur du Grand-Morin (Villiers-sur-Morin) et Vocalizes (Lizy-sur-Ourcq),

    Plus d’infos sur Dogora : festivalclaye.over-blog.com
    Plus d’infos sur l’AVACS : www.avacs.fr