Collaborateur de Jacques Tati, dessinateur, musicien, cinéaste, Pierre Étaix est aussi le digne héritier des grands maîtres du burlesque américain : Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy. Après ses débuts au cirque et music-hall, il se lance au début des années 60 dans la réalisation de films avec son ami Jean-Claude Carrière. Dix ans de collaboration donneront ainsi naissance à 5 longs-métrages et 3 courts jusqu’au moment où, suite à un incroyable imbroglio juridique, ses films disparaîtront des écrans pendant près de 20 ans. Plus de 58.000 personnes se sont émues de cette situation en signant une pétition réclamant la ressortie de son œuvre. C’est maintenant chose faite !
Endommagés par le temps et par de mauvaises conditions de stockage, les éléments originaux et de tirages étaient dégradés. Les outils photochimiques et numériques ont permis de retrouver la texture originale des images ainsi que la richesse sonore des films. Et c’est grâce à la Fondation Technicolor pour le patrimoine du cinéma (ex fondation Thomson), Studio 37 et la Fondation Groupama pour le cinéma, les deux seules à œuvrer en France en faveur du cinéma, que les films de Pierre Etaix ont pu être restaurés et édités dans ce superbe coffret regroupant l’œuvre cinématographique de cet auteur inclassable, aujourd’hui âgé de 82 ans, et unique « French Keaton », comme certains critiques aiment à le surnommer.
Les longs-métrages
– Le soupirant (1962) – N & B – 83 mn – Prix Louis Delluc 1963 – Prix du film comique de Moscou 1963 – Grand prix du festival international d’Acapulco 1963.
Un jeune homme d’excellente famille part à la recherche d’une épouse. Pas si simple…
– Yoyo (1964) – N & B – 96 mn – Grand prix de la jeunesse du festival international de Cannes 1965 – Grand prix OCIC festival international de Venise 1965.
Un châtelain est amoureux d’une écuyère… Pierre Etaix rend ici un magnifique hommage à ce qu’il aime le plus : le cirque.
– Tant qu’on a la santé (1966) – N & B – 80 mn – Film en 4 actes (Insomnie / Le cinéma / Tant qu’on a la santé / Nous n’irons plus au bois) – Sirène d’argent au festival international de Sorrente – Concha d’argent au festival international de San Sebastian.
– Le grand amour (1969) – N & B – 87 mn – Avec Annie Fratellini et Nicole Calfan – Grand prix du cinéma français – Prix de l’Office catholique au festival de Cannes – Prix d’interprétation au festival international de Panama.
– Pays de Cocagne (1969)- N & B – 74 mn.
Quand Pierre Etaix filme la France en vacances au lendemain de mai 1968. Tour de France cycliste, caravane publicitaire, radio-crochet dans les villes, scènes de plage, interviews des jeunes… Entre humour et dérision, moments choisis sur un visage insolite de notre beau pays de France. On n’en sort pas indemne. Reste à savoir s’il faut-en rire ou bien en pleurer…
Les courts-métrages
– Rupture (1961) – N & B – 11 minutes – Prix FIPRESCI Mannheim 1961 – Grand prix festival Oberhausen 1961.
Un homme reçoit une lettre de rupture de sa fiancée. Quelle sera sa réaction ?
– Heureux anniversaire (1962) – N & B – 12 mn – Oscar à Hollywood en 1963 – Grand prix du festival Oberhausen 1962 – Prix Simone Dubreuilh à Mannheim 1962 – Meilleur film de court-métrage British Film Academy London 1963 – Mention spéciale à la semaine internationale des films à Viennes 1963.
Une jeune femme attend son mari afin de fêter leur anniversaire de mariage. C’est sans compter sur les imprévus de la circulation parisienne…
– En pleine forme (1965-1971) – N & B – 14 mn.
Les joies du camping en pleine nature s’avèrent finalement emplies de mauvaises surprises…
Les compléments du DVD
– Pierre Etaix, naturellement – Documentaire d’Odile Etaix (2010) – Couleur – 30 mn
– L’île aux fleurs – Documentaire de Jorge Furtago (1989) – Couleur – 12 mn
– Le cauchemar de Méliès – Réalisation vidéo de Pierre Etaix (1988)- Couleur – 4 mn – Avec Christophe Malavoy – Musique originale de Stéphane Grappelli.
– La grosse tête – Livret de 112 pages conçu par Pierre Etaix et contenant des documents d’archives : photos, dessins, sculptures, textes, dont une rédaction de Pierre Etaix datant de 1940 (classe de 5e) très émouvante. Le sujet était « Que voulez-vous faire plus tard ? » et Etaix de répondre : « Je veux être clown pour m’amuser en amusant les autres ».
S. Moroy
L’intégrale de Pierre Etaix – Coffret 5 DVD – DVID Zone 2 – Pal. 5 – Prix 48 euros (prix public moins cher constaté).

« Un jour, j’ai découvert sur Radio-Classique l’œuvre d’Etienne Perruchon, Dogora, et à l’instar du cinéaste Patrice Leconte et de beaucoup d’autres, je fus subjuguée par cette musique fascinante, obsédante, tour à tour douce et violente, musique comparable à nulle autre. Produire un concert Dogora devint à ce moment-là pour moi un rêve. Mais Dogora nécessitait non seulement un orchestre symphonique, mais également la participation de centaines de choristes, enfants et adultes, ainsi que de solistes. Seules les villes d’une certaine importance avaient déjà pu mettre en place ce type de spectacle » reconnaissait Marie-Hélène Caspar. Sa rencontre avec Véronique Audoli, directrice du Conservatoire du Val-Maubuée, Jean-Michel Henry, chef de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée, et Francine Desmarchelier, présidente de l’AVACS (Association « Vaincre le cancer solidairement »), a permis de monter ce projet grandiose de rassembler au bénéfice d’une grande cause huit chorales (*) avec l’orchestre symphonique du Val-Maubuée.
Dès que les chants dogoriens ont résonné dans l’espace du théâtre sous la direction de Jean-Michel Henry, ils ont envoûté par leur beauté et leur puissance émotionnelle les quelques 600 spectateurs. Une musique de douceur et de tempête, une ode flamboyante à la vie. Les compliments ont fusé à la fin du spectacle. « C’était magnifique, j’ai eu des frissons dès le début, au tout
premier chant » a avoué Yvette Gilardin venue de Chelles pour le concert. « Je ne connaissais pas Dogora. J’ai beaucoup apprécié cette langue imaginaire qu’est le dogorien avec ses consonances slaves et j’ai envie d’en savoir un peu plus sur cette oeuvre » déclarait pour sa part Bernard, un Meldois solidaire de la lutte contre le cancer. 
En l’an 2055, un homme (l’acteur Pete Postlethwaite) se retrouve seul sur la terre dévastée. En consultant des documents filmés de 2008, il va tenter de comprendre pourquoi nous n’avons pas agi quant il était encore temps. Les témoignages sélectionnés dressent vite un constat édifiant, terrible et accablant. L’escalade infernale de la surconsommation, le déséquilibre chronique entre pays riches et pauvres, la non-répartition des fruits de la croissance ne s’infléchiront pas. Il est avéré que le réchauffement climatique a des effets néfastes pour l’homme et sa planète. La solution idéale serait de réduire ces gaz nocifs de 50 % d’ici à 2050. Pas si simple dès lors que s’ajoutent des problèmes liés à la qualité de vie de chacun et présents de façon inégale selon les pays et régions (inondations, tempêtes, accroissement du trafic aérien et routier, accumulation des déchets, déforestation, pollution industrielle). Les scientifiques prévoient une augmentation de la température de 1 à 6 degrés sur terre entre 2000 et 2100 si l’émission de gaz à effet de serre se poursuit. Le degré 6 serait, selon Mark Lynas, le seuil à ne pas atteindre car catastrophique pour la terre et ses écosystèmes.
Le débat s’est déroulé avec Christian de Perthuis – au centre sur la photo - professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine et auteur de « Et pour quelques degrés de plus » (paru chez Pearson Education en 2009), Philippe Quirion – à droite – membre du réseau Action Climat et chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et Paul Brunel – à gauche – chargé de mission énergie climat pour WWF (World Wildelife Fund).


La couleur est traductrice des émotions de l’âme. Elle peut aussi bien évoquer la fureur que la quiétude… toute la dualité de l’être humain. « Je travaille avec la concordance des sens, c’est-à-dire les liens qui unissent les cinq sens. Une couleur possède ainsi un parfum, un goût, un son, un toucher particulier et, bien sûr, un esthétisme visuel qui lui est propre. J’utilise aussi beaucoup le symbolisme et la chromothérapie ». Chez Jean-Sébastien Baye, vive ou nuancée, s’étalant sur des toiles de un mètre sur un mètre (le « format parfait » selon lui) avec des médiums comme l’acrylique, les pigments, les matériaux (chanvre, sable, thé, café, curry, sable, etc.), la couleur transcende sa sensibilité et révèle son identité intérieure : celle d’un pacifiste inspiré et déterminé.
La naissance de sa fille en avril 2007 lui apporte une période de repos dont sa peinture va bénéficier sous forme de renaissance et d’apaisement. Depuis cet heureux évènement, Jean-Sébastien Baye est retourné en Chine pour exposer à Canton, a effectué un voyage au Maroc sur les pas d’Eugène Delacroix qu’il admire, et participé à plusieurs salons en région parisienne. « A(bs)traction » a été exposé à Meaux en mai 2009 (Eclats d’Arts) et à Claye-Souilly en octobre 2009 (salle Planète Oxygène). Aujourd’hui le peintre cherche un galeriste sur Paris ou dans la région et envisage de « varier la subtilité des couleurs afin de faire évoluer son style ». A l’instar de Rothko ou d’Olivier Debré, il tend vers la simplicité des formes et la pureté des couleurs apanage du Divin. Sa peinture n’a donc pas fini de rayonner. « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené » disait Albert Camus.