Auteur/autrice : Yvette

  • Les cafés…Hameau de Bordeaux

    Le café du hameau de Bordeaux au fil des XIXe, XXe et XXIe siècles

    Café bordeaux
    Nous poursuivons notre balade dans les cafés de notre commune. Après avoir fait le tour de Villevaudé, nous descendons vers Bordeaux. C’est d’ailleurs à Bordeaux que se trouve de nos jours le seul café de la commune de Villevaudé, toujours au même endroit sur la route de Lagny.

    En 1856, Pierre Armand Napoléon ÉTERRE et son épouse Marie-Antoinette ROSIER sont marchands de vin à Bordeaux. Ils tiennent ce commerce jusqu’en 1880.

    En 1881, François DALICIER est dit cantonnier, épicier et marchand de vins et son épouse Rosalie Lefèvre est épicière.

    En 1901, Michel POTTIER et sa femme Maria LEGENDRE sont cabaretiers. Ils prennent la succession de Mme Lefèvre, veuve DALICIER, marchande de vins.

    Les dames et les jeunes filles ont revêtu leurs plus belles robes et leurs plus beaux chapeaux fleuris. Au fond, plusieurs véhicules hippomobiles et, près du fermier avec sa vache, un cavalier élégant. Est-ce M.Heulhard, le propriétaire du château de Bordeaux ? 

    M et Mme Michel POTTIER sont marchands de vins et épiciers à Bordeaux jusqu’en 1912, date à laquelle Noël DODIN et sa femme Laure MIGNOT leur succèdent.

    2 PHOTO N-2 DODIN(1)
    Une inscription « A St PIERRE », se trouve au-dessus des volets.

    Cette carte postale du café-restaurant DODIN est légendée « Le Moulin » certainement à cause du Moulin de Châalis qui se trouve à la limite de Bordeaux sur cette route qui conduit à Lagny.

    3 PHOTO N-3 Moulin de Chaalis 1913

    En 1926, le café-restaurant DODIN est transformé en hôtel-restaurant MODE qui est toujours une épicerie et détient le poste d’abonné au téléphone, le poste central étant à Montjay.

    Café2

    Cette carte postale présente une scène de vie décontractée et naturelle, un instantané, en opposition avec celle du bas où la scène est plus théâtrale, les personnages posent, heureux bien sûr d’être pris en photos, certains sont même montés sur des chaises pour être plus visibles. 

    5 Photo N-5 BORDEAUX - Maison mode hotel restaurant -2-
    Les années ont passé, les véhicules ont bien changé. Le bâtiment a été ravalé. C’est toujours un hôtel-restaurant-café-épicerie mais c’est aussi un bureau de tabac.

    6 Photo n-6 Bordeaux COMEL
    Nous sommes dans les années 1950, les vélomoteurs ont remplacé les bicyclettes, le café est tenu par M.et Mme COMEL jusqu’à la fin des années 1970.

    M.et Mme HANSENS leur succèdent puis la famille BOUAZIZ.

    A noter que le premier repas de seniors s'est tenu en 1975 dans ce café restaurant "Le petit Bordeaux"

    7 Photo n-7 - 2013-
    Le café devient « Bar -Tabac – Brasserie » et se nomme « Le Petit Bordeaux », tenu par la famille
    GARDIN qui en est propriétaire.

    Depuis 2011, Mme Valérie LENFANT et M. Philippe GHYSENS tiennent le fonds de commerce jusqu'au décès de monsieur GHYSENS, décédé en août 2016. Mme LENFANT poursuit seule son activité.

    8 Photo 8 Neauka

    Depuis le 28 mars 2022, la SNC NEAUKA , répondant au 01 64 77 07 03, et tenue par la famille Neauka, vous accueille à la même adresse, au 50 rue de Lagny. 

    Ce texte est extrait du livre de la « Société d’Histoire de Claye et ses Environs », consultable et en vente à la Bibliothèque de La Roseraie de Villevaudé. 

    Longue vie au café du hameau de Bordeaux, qui des 8 cafés de notre commune, est le seul à résister au temps ….

  • Villevaudé, un peu d’histoire

    Villevaudé, un peu d’histoire

    Quel est le lien entre la place des Vosges à Paris et Montjay la Tour?

    TOURNELLES

  • 10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et début du désastre français

    10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et début du désastre français


    Drole de guerre
    Extrait du « Magazine de la France en guerre – Édition spéciale – Journal de guerre n° 33 (semaine du mardi 30 avril au dimanche 12 mai 1940) » / Actualités filmées du SCA (Service Cinématographique de l’Armée française) – Film noir et blanc 16 mm – 305 mètres (durée 28 minutes).
    10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et début du désastre français
    ► Vendredi 10 mai 1940 au matin
    « L’Allemand préfère une fois de plus à l’attaque de face, l’ignominie d’une manœuvre qui se doit d’être d’abord l’immolation de trois pays neutres. 2 août 1914 – 10 mai 1940 : l’histoire recommence. Au matin, la Belgique rallie son peuple autour de son drapeau, tandis les premières troupes françaises entrent en Belgique et au Luxembourg, établissant les premières liaisons entre l’armée belges et [nos] troupes » (dixit le commentaire).
    En réponse à l’attaque allemande, les soldats français entrent au Luxembourg, ainsi qu’en Belgique afin de venir en aide à l’armée belge. A un poste frontière luxembourgeois, une colonne de motos équipées de side-cars de la marque Gnome-et-Rhône, fait son entrée dans le Grand-duché, suivie par un défilé d’autobus, de chars Renault R35, tracteurs semi-chenillés Somua MCG, camions, cavaliers, etc. Ils sont acclamés par la foule qui s’agglutine, offrant boissons et cigarettes aux soldats. Le convoi, principalement constitué de chars Renault R35, de chenillettes de ravitaillement Renault 31R, s’étire dans la campagne environnante. A Esch-sur-Alzette et ses alentours (Luxembourg), les soldats se mettent en position de tir : derrière un fusil-mitrailleur FM 24/29 (ou bien une mitrailleuse Hotchkiss 8 mm, modèle de 1914).
    Exode des civils belges et luxembourgeois
    Pendant ce temps, les Belges et Luxembourgeois fuient devant la menace des bombardements allemands. Femmes, enfants et personnes âgées sillonnent alors les routes, utilisant landaus, charrettes, voitures, bicyclettes… tandis que le commentateur vilipende l’aviation ennemie qui bombarde les cortèges. Nota : certaines images de cet exode figurent dans le film de René Clément « Jeux interdits » sorti en 1952.
    ► Samedi 11 mai 1940
    Le commentateur précise que le bilan en France s’élève à 150 morts et 400 blessés civils. Les conséquences des bombardements ennemis sont nettement mises en avant : maisons éventrées, récupération de biens dans les décombres, évacuation de blessés, église et école dévastée, blessés soignés dans les hôpitaux…
    Précision : l’école dévastée serait en fait le lycée Charlemagne, à Nancy, bombardé le 10 mai. [Source ECPAD].
    Le même jour, des villes comme Bruxelles sont aussi victimes d’incendies. Apportant son soutien à Léopold III, roi des Belges, Édouard Daladier, ministre de la Défense nationale et de la Guerre, se rend dans le Nord de la France et en Belgique.
    Précision : la première image de cette visite montre Édouard Daladier entrant dans un château accompagné par 2 généraux : il pourrait s’agir du château de Casteau, près de Mons, siège du Grand Quartier-Général belge dans lequel se tint le 12 mai une conférence interalliée. [Source ECPAD].
    ► Dimanche 12 mai 1940
    Une autre ville belge est la proie des flammes sous le feu de l’aviation allemande « qui s’acharne ».
    « La guerre, que vient de déclencher l’Allemand revêt, nettement le caractère d’une impitoyable guerre d’extermination en même temps que d’une véritable guerre hors-la-loi où les ruses les plus odieuses, les moyens de terreur et de pression sont les plus abominables et les plus déshonorants » (dixit le commentaire). Un civil erre dans la rue muni de 2 cannes sous le bruit des avions allemands et des cadavres de chevaux gisant à même sur les pavés.
    Avions allemands abattus
    Ludovic-Oscar Frossard, ministre de l’Information, chiffre les victoires de l’aviation française. Les images montrent plusieurs épaves d’appareils allemands, comme celles de Stukas ou encore d’un chasseur Messerschmitt BF-110 pour témoigner des pertes infligées à l’ennemi.
    « Déchaînée dans son œuvre de mort sauvage et sans excuse, l’aviation allemande a subi du fait des Alliés des pertes considérables. Monsieur Frossart, ministre de l’Information, a pu formellement affirmer que le 13 mai au soir plus de 400 appareils ennemis étaient détruits : 50 par la DCA, 50 mis en pièce sur le terrain, le reste abattu par la chasse. Nos pertes à nous, comparées à ces chiffres, toujours selon M. Frossart, sont faibles. Pour sa part, un de nos groupes de chasse comptant 18 avions, a abattu 39 appareils ennemis : 16 le vendredi 10 mai, 8 le samedi, 15 le dimanche dans des combats dont l’un fut engagé à Un contre Treize, le dernier à Deux contre Vingt. Une des plus belles pages à la gloire de nos ailes, précise la citation à l’ordre de l’armée » (dixit le commentaire).
    Avis personnel
    Les actualités filmées « Journal de guerre », créées par le Service Cinématographique de l’Armée (SCA, ancêtre de l’ECPAD) dès octobre 1939 pour les armées et les services officiels, ont avant tout une vocation interne, répondant à 3 missions : témoigner pour le futur, faire de la propagande et divertir les soldats sur le front.
    Ces actualités filmées périodiquement (côté allemand, on fait de même) sont également diffusées auprès du grand public, pour contrer le cinéma de propagande nazie. En cela, le journal de guerre du SCA se calque sur les principes mêmes de l’actualité : un reportage hebdomadaire et toujours présenté selon un ordre chronologique. 34 numéros, montés par le réalisateur français Jean Delannoy et commentés par Jean Cassagne, se succéderont ainsi toutes les semaines, soit du 1er octobre 1939 jusqu’au 6 juin 1940.
    Les dernières images sur cette « drôle de guerre » – qui commença le 3 septembre 1939 avec la déclaration de guerre à l’Allemagne et finit le 10 mai 1940 avec l’invasion de la Belgique et des Pays-Bas par les troupes allemandes – révèlent des scènes militaires parfois inattendues, voire surprenantes. Elles sont commentées de façon dithyrambique et patriotique afin d’exalter le courage des forces armées françaises et celles de leurs alliés. D’ailleurs, la mention « Vaincre ! » apparaît au début de ce journal de guerre « Édition spéciale ».
    Serge Moroy.
  • Acquisitions mai 2023

    Acquisitions mai 2023

    Livres mai 2023
    Les commandes sont arrivées… 

    La faille, Franck THILLIEZ       

    Panique à Drouot, Éric MERCIER     

    Une belle vie, Virginie GRIMALDI         

    Rouge Karma, Jean- Christophe GRANGE   

    A consulter sur place

    Louis Vuitton

    Publié par Assouline, ce livre inédit LOUIS VUITTON MANUFACTURES présente les ateliers Louis Vuitton et ses artisans qui créent les pièces d'exception de la Maison.

  • Les cafés, trace d’une époque révolue, Villevaudé ..

    Les cafés, trace d’une époque révolue, Villevaudé ..

    0 LIVRE(1)Les café dans l'ancien canton de Claye, Villevaudé

    « Gargote, bistrot, troquet, boui-boui, zinc, café, bar, brasserie, pub…. Autant de vocables qui inspirent une nostalgie bienveillante à ceux qui les ont fréquentés » : c’est ce qu’on peut lire dans la préface de ce livre édité en 2017 par la SHCE, les pages concernant Villevaudé étant signées Monique Mazoyer,  trésorière de la bibliothèque de la Roseraie.

    Les registres paroissiaux du XVIIIe siècle font mention des premiers cabaretiers à Villevaudé : En 1757, c’est la famille LACROIX dont on retrouve le descendant Pierre Antoine LACROIX cabaretier et vigneron pendant la révolution en 1792. Ces mêmes registres indiquant que pendant tout le XIXe siècle, la majorité de la population est constituée de vignerons, c’est tout naturellement que le premier commerce que l’on trouve à l’entrée du bourg de Villevaudé, au début de la Grande Rue, face au château de Bizy, est un café-restaurant où les vignerons aiment se retrouver.

    1(1)
    En 1906, par arrêté préfectoral, la commune de Villevaudé est déclarée phylloxérée.

    Malgré l’aide de la mairie pour acquérir des plants américains, le phylloxéra aura raison des vignerons et des vignobles qui disparaitront au cours des années suivantes.

    2(1)
    Deux maisons plus loin, à la même époque, se trouve « LE RENDEZ-VOUS des CHEVALIERS de L’ARC » tenu depuis 1898 par Léon Eugène DESCHAMPS, cabaretier. Sa femme, Eugénie Deschamps, tient l’épicerie-charcuterie.

    Les archers se réunissent dans ce café. En 1912, la compagnie, créée depuis 1821, est composée de huit membres, le capitaine se nomme HOUBERT et le roi est A. NICLOT.

    Un seul débitant de tabac étant autorisé dans une commune, se succèdent Claude Guillaume MAGDELAIN, charron et épicier à Villevaudé, dit « marchand de tabac » en 1850, Marie Alexandre ACHE marchand de vins à Villevaudé, nommé « débitant de tabac » en 1866, puis son fils Hippolyte en 1881, Etienne DUPEYRIX, cabaretier en 1896 et sa veuve Marie COSTEROTE en 1901.

    Monsieur et Madame Deschamps cèdent le café restaurant, en 1921, à M. VOITEMPS, puis à M. LEROUX jusqu’en 1926.

    A partir de 1927, cet hôtel-restaurant « A LA HALTE DES TOURISTES », est tenu par M. GAMBIER. On remarque sur cette carte postale le poteau électrique, l’électricité est arrivée dans la commune depuis peu (vers 1924).  Déjà présente sur les cartes postales précédentes de la maison Deschamps, « la carotte » figure en bonne place, elle est obligatoire depuis 1906 pour indiquer un bureau de tabac.

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    En 1931, Monsieur Boldi MENDI et sa femme Louise achètent à Monsieur GAMBIER le fonds de commerce. Ils ont deux enfants. Leur fils Jean se marie en 1944 avec Jeanine Champion. Le couple travaille et habite dans ce café. Au décès de Boldi MENDI, en 1951, sa femme Louise poursuit le commerce qu’elle gardera jusqu’à sa mort en 1976. Leur petite-fille Jacqueline et son mari André CHOPELIN reprennent le commerce au décès de la grand-mère Louise puis ferment définitivement en 1978.

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    Le commerce comprend une salle de restaurant et une salle de bal au rez-de-chaussée. Le billard est dans une salle au premier étage ainsi que les chambres des propriétaires et quatre chambres de pensionnaires qui restaient parfois plusieurs années.

    La maison MENDI fait aussi épicerie, cabine téléphonique, dépôt de pains et vend même des médicaments (Kalmine et Aspirine). Elle tient un débit de tabac (le seul autorisé à Villevaudé, les autres cafés revendent les paquets à condition d’être estampillés « MENDI »). C’est là qu’arrivent les télégrammes qui sont distribués aux particuliers.

    Le commerce est prospère. La semaine, les ouvriers qui travaillent à la Centrale électrique viennent prendre leur déjeuner ainsi que les familles qui rendent visite aux malades du Sanatorium, château du Poitou. Le dimanche, les Villevaudéens viennent danser, Boldi Mendi ayant auparavant enduit le sol de paraffine. Il joue de la musique tzigane sur son cymbalum (instrument de musique hongrois).

    Pendant la seconde guerre mondiale, surtout en 1940 et 41, les soldats et officiers allemands installés en face, au château de Bizy, viennent boire au café et dîner au restaurant. Les officiers surveillaient leurs soldats et veillaient à ce qu’ils aient payé l’addition. Au début de l’occupation, les Allemands sont venus arrêter Boldi Mendi pour cause de trafic de tabac. Son épouse Louise qui est une maîtresse femme qui ne se laisse pas faire, a voulu être emmenée à sa place, elle fut incarcérée trois jours.

    Dans les années qui ont suivi la guerre, il n’est pas rare de faire 100 couverts par jour. La cuisinière est Mme Chéron qui habite dans la Grande Rue. Il y a aussi une employée de maison qui dort à l’étage dans une chambre de bonne. 

    7
    L’été, le service se prolonge jusque dans le jardin, sous la tonnelle. Eux mangent souvent installés sur une table sur le trottoir dans la rue. Ils peuvent ainsi surveiller les clients qui arrivent.     On est loin de la circulation actuelle !

    Les produits proposés sont locaux. La charcuterie est achetée chez William-Saurin à Lagny.

    Les légumes et produits frais viennent des agriculteurs de Villevaudé.

     Le boulanger de Claye passe pour livrer le pain.

    9VILLEVAUDE - Grande rue
    Dans les années 1950, les jeunes viennent au bal à bicyclette, de Courtry, de Villeparisis, du Pin ou de Claye. Ils dansent au son de l’accordéon joué entre autres par Raymond Giovanni. C’est 2 francs l’entrée du bal. Pas question de « resquiller », la grand-mère Louise y veille !

    Les grandes surfaces n’existent pas et le petit vin de Montjay ne se fait plus alors les Villevaudéens viennent prendre l’apéritif et se retrouver au café. 

    Ils font aussi les mariages, les baptêmes, les communions et le lundi il y a le coiffeur.

    Le soir, il y a cinéma jusque vers 1962. Dans la salle de bal, on monte l’écran sur l’estrade. Puis « la télévision publique » est installée et les enfants viennent la regarder le jeudi, jour de repos hebdomadaire pour les écoliers jusqu’en 1972.

    10
    Les « Anciens » de Villevaudé se souviennent aussi de la « VIEILLE AUBERGE »[ au niveau 47 de la Grande Rue tenue par M.et Mme BAHEUX jusque dans les années 1970-1975.

    C’est le rendez-vous des chasseurs mais aussi de nombreux Villevaudéens ont fait leur repas de noces ou de baptême de leurs enfants dans ce restaurant. Mme Baheux tient le restaurant et l’épicerie pendant que son mari fait du commerce ambulant. Il est connu dans tout Villevaudé car il passe avec son camion dans les trois hameaux et vend de tout. Il suffit de lui demander ce que l’on désire, il le livre quelques jours suivants que ce soit de la nourriture, de la mercerie ou de l’outillage.

    Précédemment cette auberge est tenue par M. MURATET dans les années 1935-38.

    Entre 1930 et 1933 le commerce se dénomme « Hôtel SOURIAUX » du nom de son propriétaire. C’est à la fois un café, une épicerie et une mercerie. L’été, des tables sont installées dehors avec parasols comme on peut le voir sur la carte postale.

    De 1913 à 1930, différents aubergistes se succèdent :

    11
    De 1906 à 1914, Léon GOIX y est marchand de vins, sa femme Marthe Brulfert tient l’épicerie. Sur les inscriptions, on lit TABAC mais il n’y a pas de carotte car il est seulement revendeur. Léon Goix, blessé à la guerre, décède en 1918.

    En descendant la Grande Rue, à peu près à mi- pente, un café-épicerie prend le nom « A. NICLOT » dans les années 1910

    12
    Mme Julie NICLOT, née Brice, que l’on voit sur le pas de sa porte, tient le café et l’épicerie jusque dans les années 1940.

    Son mari Arsène Niclot, entrepreneur de maçonnerie, décède le 2 février 1915, à Villevaudé, des suites de maladie contractée quand il était militaire pendant la guerre, en 1914.

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    Déjà en 1872, Jean Auguste NICLOT, l’oncle d’Arsène, était dit « marchand de vins » et sa femme Julie BESNIER épicière, tint le commerce jusqu’en 1898.

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    En 1946, M et Mme BRISVILLE achètent le café et le cèdent à leur fille Paulette et à son mari Léon   WOJCIECHOWSKI.

    Le café devient « CHEZ PAULETTE ».

    Le commerce fait aussi épicerie. Ils vendent le lait de la grande ferme de Villevaudé, celle de M. Legrand puis de M. Courtier.

    Léon dit « Tzigane » livre à domicile avec sa charrette accrochée à son vélo.

    Paulette ferma définitivement le commerce en 1997.

    Villevaudé vit ainsi la fermeture du dernier de ses quatre cafés.

    Nous nous retrouverons dans une prochaine note pour évoquer les cafés de Montjay et Bordeaux.

    Cet ouvrage est disponible à la bibliothèque.

     

     

  • Le muguet porte bohneur….

    Le muguet porte bohneur….

    Muguet On offre habituellement le muguet "porte bonheur" le 1er mai, jour de la fête du travail.

    Cette tradition date de 1561, année ou le roi Charles IX qui en avait reçu, décida d’en offrir à son tour à toutes les dames de la cour.

    Le nom latin du muguet est convallaria maïalis. En anglais on l'appelle Lily of the Valley. Alors qu’il est blanc à l’époque où on l’offre, en été, les clochettes du muguet sont rouges !

    Pour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certains régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai.

    ATTENTION!! Le muguet ne porte pas toujours bonheur!!!

    Les baies, comme les clochettes, la tige et les feuilles du muguet sont toxiques! On ne doit jamais goûter les baies, ni mâchonner un brin du muguet et faire attention de ne pas boire de l'eau dans laquelle a été mis du muguet. Comme toutes les belles fleurs il faut la regarder et, particulièrement pour le muguet, la respirer et la sentir !

  • Acquisitions avril 2023

    Acquisitions avril 2023

    La bibliothèque reste ouverte aux heures habituelles pendant les vacances de printemps..

    AVRIL 2023                                 

    La mariée portait des bottes jaunes, Catherine PANCOL               

    Un œil dans la nuit, Bernard MINIER                                                  

    L’enfant du volcan, Léo et Ghyslaine MARIN                                                  

    Dernier parking avant la plage, Sophie LOUBIERE (nouvelle édition)                                        

    Merci, grazie, thank you, Julien SANDREL                                                        

    Plus-que-parfait, Danielle STEEL                                                          

    Un mal pour un bien, Danielle STEEL                                                  

    Sur l’épaule de la nuit, David LELAIT HELO                                        

    En eaux dangereuses, DONNA LEON                                                

    Le jeu de l’assassin, NGAIO MARSH  

    Personnages de villevaudé
    Villevaudé à travers ses personnages célèbres… ou pas… Le livre de l’exposition est en vente à la bibliothèque     
                   
                                      

  • Toussaint Louverture, Pierre Pluchon

    Toussaint Louverture, Pierre Pluchon

    Toussaint louvertureTOUSSAINT LOUVERTURE

    PIERRE PLUCHON

    FAYARD

    Sans l'action décisive de Toussaint Louverture, sans l'agitation qui s'empara de Saint-Domingue à l'annonce des troubles de la métropole, et en dépit des principes clamés à la face du monde, la Déclaration des Droits de l'homme (blanc…) n'eût sans doute jamais débouché sur l'abolition de l'esclavage.

    Allié tantôt aux Espagnols (qui tenaient l'autre partie de l'île) contre les Français, tantôt à ceux-ci contre les Anglais (qui avaient porté la guerre outre-mer), cet ancien esclave autodidacte (affranchi en 1776), énergique et courageux, doué d'un sens politique exceptionnel, finit par obtenir la libération de ses frères de race puis par faire concéder à l'ensemble de l'île une indépendance de fait.

    Bien plus tard, à Sainte-Hélène, Napoléon devait regretter de n'avoir pas mieux su utiliser un homme aux capacités aussi évidentes et de l'avoir fait emprisonner au fort de Joux dans le Jura… Mais est-ce à dire que ce libérateur voulut imposer aux habitants de la " perle des Antilles " les principes de 89?

    En un mot, fut-il un révolutionnaire? Certainement pas! Ce n'est pas un fils des Lumières: catholique fidèle sinon bigot, il ne remet pas en cause l'ordre du monde; Noir, il œuvre pour les Noirs et se moque du sort des sang-mêlé (quand il ne les massacre pas). Fasciné par l'apparat de l'Ancien Régime, il en copie les pompes et le protocole. En tout, il cherche à reconstituer la structure coloniale, mais seulement en faveur des Noirs.

    Toussaint Louverture (1743-1803) fut en fait, et sans paradoxe, un révolutionnaire d'Ancien Régime désireux seulement de substituer à l'ordre blanc un ordre noir. Spécialiste d'histoire coloniale d'Ancien Régime, Pierre Pluchon a été en poste à l'ambassade de France à Haïti. Il est notamment l'auteur de Haïti, république caraïbe (1974), les Révoltes blanches à Saint-Domingue, de Nègres et Juifs. Le racisme au siècle des Lumières et d'un premier ouvrage consacré à Toussaint Louverture.

  • Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    Geneviève, vous allez nous manquer. Le village de Villevaudé et au-delà ne tarderont pas à se rendre compte du vide laissé par votre disparition et votre souvenir durera encore très très longtemps.19 monument morts 2015 - Copie

    Sur le bancSur un banc du château de Bisy

    41Au Repas des seniors… 100 ans avec Mauricette et Michel

    15 photo 11 mars 2014Nommée chevalier de l’ordre national du mérite, Geneviève Bossu est décorée par Geneviève de Galard le 11 mars 2004

    29 photo novem 200811 novembre à Villevaudé

     

    10 photo Georges Verger et Guy Gilbert 2010Ses grands amis Père Verger et Guy Gilbert à Villevaudé

    12 photo Eros 10 oct 2010

    18juin78 mai à Claye Souilly

    23 photo 24 nov  2019Ses deux amis, pères Isaac et Ignace ont célébré la messe de ses 100 ans

    25 photo nov 2019Avec Mauricette à la messe de ses 100 ans

    23 photo départ à la messe avec Lazlo DavidAvec Lazlo David sur le chemin de l’église

    2guy gilbert et g. Bossu

     

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    Aout 2014 notre dame de Grobois

    AVEC MAURICETTE NOV 2022

    2022103 ANS fêtés à l’église de Villevaudé (déc 2022)

    Pour revenir à la note du 26 avril 2023

     

     

     

  • Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    19 monument morts 2015 - Copie
    Geneviève Bossu s’est éteinte lundi 24 avril 2023 dans sa 104e année.

    Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    La commune avait plusieurs fois mis à l’honneur Geneviève Bossu, notamment en lui remettant en 2019 la médaille d’honneur de la ville. Auparavant, en 2003, Geneviève de Galard lui remettait la médaille de l’ordre national du Mérite pour son action héroïque pendant la Seconde Guerre mondiale durant laquelle elle s’était illustrée en rapatriant les prisonniers de guerre par avion. Nous avions déjà relaté son témoignage ici.

    Humble, discrète, joviale, très pieuse, Geneviève Bossu ne laissait personne indifférent tant elle était appréciée de tous. Elle aimait notre village et avait toujours un compliment à l’attention de chacun, petit et grand.
    Quelque part, elle avait fait sienne la devise de Saint-Exupéry, « on ne voit bien qu’avec le cœur » et ses interlocuteurs lui rendaient bien cette flamme d’humanité qu’elle savait leur transmettre. Il n’en fallait pas plus pour la rendre heureuse. Une grande dame s’en est allée. Reste son souvenir à jamais gravé dans la mémoire de ceux qui l’ont connue ou eu la chance de la croiser un jour.
    Requiescat in pace.

    La cérémonie religieuse aura lieu vendredi 28 avril à 14 h en l'église de Villevaudé. Geneviève Bossu reposera au cimetière de Montparnasse.

    Témoignages en photos