Auteur/autrice : Yvette

  • Acquisitions Janvier 2024

    Acquisitions Janvier 2024

    Nous commençons l'année avec des nouveautés pour la jeunesse.. Des contes, des livres jeux, des docs.

    Bonne lecture!!

    JEUNESSE4
    L’enfant, la baleine et l’hiver, Benji Davies

    Petite taupe, ouvre moi ta porte                    

    Petite taupe, le restaurant des amis              

    Les bébés licornes                                                        

    JEUNESSE3

    Espace. Qu’est-ce qu’une planète ?               

    Qu’est-ce qu’un androïde ?                              

    Ecole maternelle. Pourquoi va-t-on à l’école          

    Requins, Owen Davey                             

    Grenouilles, Owen Davey                                  

    Félins Owen Davey                                             

    Poulpes, Owen Davey                       

    JEUNESSE 2

    Les feuilles volantes, Carles Porta                              

    Bonjour Monsieur froid, Carles Porta                      

    Un petit air de printemps, Carles Porta                             

    Les pieds dans l’eau, Carles Porta                                       

    Chien pourri a un fils, Colas Gutman                       

    Chien pourri à la plage, Colas Gutman          

    Chien pourri au cirque, Colas Gutman                    

    Chien pourri à l’école, Colas Gutman                       

    Jeunesse 1
    Gisèle Halimi, Jessie Magana                                               

    L’abbé Pierre, Jean Michel Billioud                                    

    Tout ce que vous pensez sur les dinosaures                      

    VILLES Devine cherche et trouve, Manon Bucciarelli     

    MYTHES Devine cherche et trouve, Manon Bucciarelli  

    L’anniversaire du grand chêne, Rachel Piercey 

    DES BD

    JEUNESSE 5             

    Anatole Latuile et que çà saute             

    Anatole Latuile, Supergéant                            

    Anatole Latuile, Décollage immédiat   

    Anatole Latuile Des bêtes et des bêtises  

    Les sisters 9 Toujours dans les pattes            

    Les sisters 10 Survitaminées                            

    Les sisters 11 C’est dans la nature                  

    Les sisters 12 Attention tornade           

    Les sisters 13 Kro a de la chance           

    les sisters 14 Juré, craché, menti

    Les sisters 15 Fallait pas me chercher  

    Les sisters 16 Cap ou pas cap                           

    Les sisters 17 Dans tes rêves                  

    Les sisters 18 Tu veux ma photo     

    JEUNESSE5Des contes, des doc..

    Crocodiles, Owen Davey                                   

    Manchots Owen Davey                                     

    Scarabées Owen Davey                                     

    L’enfant et la baleine                                

    Les contes de la petite souris                           

    Louise de la nuit                                        

    Le grand hôtel , Kate Davis                     

    Savez vous planter les dragons    


       
       

  • La bibliothèque de la Roseraie

    La bibliothèque de la Roseraie

    2 FRISE BIB - Copie

    Située au cœur du hameau de Montjay-la-Tour, la bibliothèque de la Roseraie est gérée par notre équipe de bénévoles d’une association loi 1901 …

    Les statuts sont disponibles sur place.

    Le conseil d'administration est composé de 6 membres, Annie G, Yvette G, Monique M, Claudine G, Colette D et Julie F. 

    Les permanences sont ouvertes au public 3 demi-journées par semaine, 2 journées par mois étant consacrées à l'accueil des classes de l'école Ivan Peychès.

    *L’adhésion annuelle est Gratuite depuis septembre 2023.

    Tél: 01 60 07 72 21

    Mail: bib.villevaude@gmail.com

    Gratuité bib

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    *Nous proposons un ensemble de plus de 10 000 livres et revues et CD pour les 73 adultes et 40 enfants – soient 54 familles inscrites – dans nos trois salles conviviales et fonctionnelles, ouvertes au public les lundis et samedis de 10h à 12h30 et le mercredi de 14h à 18h. Les personnes isolées n'ayant pas la possibilité de se déplacer peuvent bénéficier du service mis en place par le CCAS. 

    *L'adhésion à la bibliothèque vous donne accès à titre individuel à tous les services de "MEDIALIB 77" (Bibliothèque numérique, formations en langues, livres, films, musique…) A notre demande et à celle des adhérents, la médiathèque départementale de Melun met  à notre disposition des ouvrages adultes et enfants, des BD, des livres « large vision », des CD et DVD, des documents d'exposition etc …

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    *La ligne du temps exposée depuis 7 ans à la bibliothèque, ainsi que d'autres nombreux documents nous font découvrir l'histoire de Villevaudé, depuis l'an 1000…

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    *Chaque mois environ 200 ouvrages sont empruntés par les enseignants et élèves de l'ensemble des classes de l’école Ivan Peychès, l’occasion pour l’une d’entre nous de raconter aux plus petits l’histoire qu’ils attendent !!!

    *Depuis plusieurs années, un gros travail de recherches a permis à Monique Mazoyer, trésorière (membres de la Société d'Histoire de Claye et environs) et à Yvette Godefroy vice présidente, de présenter des expositions très documentées.

    *La grande guerre a fait l'objet de 7 expositions jusqu'en 2018 et de l'édition de l' ouvrage: "On les aura" à l'initiative de l'association LOISIRS JEUNES et de la BIBLIOTHEQUE et "Le camp retranché de Villevaudé" en partenariat avec la société d'histoire de Claye et environs.

    Expos guerre

    On les aura

    Becassine 2019

    L'exposition "Bécassine et la grande guerre" réalisée par Y Godefroy et L'association Loisirs Jeunes a été présentée à Courtry lors des journées commémoratives de 1918

    *En 2017, l'exposition sur les les cafés de l'ancien canton et ceux de Villevaudé a connu un grand succès… Des 8 cafés il n'en reste qu'un, au hameau de Bordeaux!!

    *En novembre et décembre 2021 une exposition originale a commémoré le bicentenaire de la mort de NAPOLEON; exposition réalisée par l'association LOISIRS JEUNES et la BIBLIOTHEQUE DE LA ROSRAIE, avec le concours de J.C. Orticoni et de Serge Moroy pour "Napoléon et le cinéma".

    Affiche napoléon invalides -

    *En 2022, suite à l'exposition sur les écoles de l'ancien canton de Claye et environs, l'école Ivan Peychès a fait l'acquisition des trois panneaux concernant l'histoire de l'école de Villevaudé.

    Ecoles

    *En 2023, l'exposition "Villevaudé à travers ses personnages célèbres" réalisée par Monique Mazoyer et la Société d'Histoire de Claye et Environs a été présentée les 10,11 et 12 avril.

    ECOLES EXPO

    D'orgemont

    *Les panneaux seront exposés à la bibliothèque et dans le hall de la mairie selon des thèmes sélectionnés: en ce moment vous pouvez consulter l'histoire de la commune à l'époque des SEIGNEURS DE VILLEVAUDE, les Aguenin le Duc, les Bajot de Conantre… à suivre 

    Villevaudé

    *Participation aux séances de Rentrée Littéraire avec les bibliothécaires des médiathèques des communes voisines et aux journées Page des Libraires.

    * Les animations "Contes" ont été interrompues par les conditions sanitaires de la crises du Coutes les régions et ces moments sont riches en échanges et reprendront prochainement. La dernière animation avec les conteurs du Racontoir de Villeparisis se déroulait à l'espace Jeunesse en octobre 2019.

    *L'abonnement à la communauté PAGE DES LIBRAIRES qui regroupe plus de 2 000 libraires de France nous permet de:

    -Participer plusieurs fois par an à la présentation des nouveautés (jeunesse, adultes, BD); pour le plaisir de Claudine G, secrétaire, qui va à la rencontre des libraires et des bibliothécaires.

    -Accéder au site de la communauté qui présente toutes les manifestations à venir, la liste des ouvrages français et étrangers. La possibilité de "noter" un ouvrage que l'on a aimé nous aide dans nos choix ; ainsi nous pouvons faire découvrir de nouveaux livres et de nouveaux auteurs à nos adhérents.

    -Recevoir 4 fois par an un fascicule dans lequel on retrouve les livres qui ont fait l'actualité de Page avec les notations, les comptes rendus des interviews des auteurs.

    De ce fait, nous proposons à nos adhérents des œuvres très appréciées, que nous n'aurions probablement pas acquises sans notre adhésion à PAGE… 

    Beaujolais

    *La traditionnelle soirée du beaujolais nouveau a connu un vif succès en novembre 2023, organisée depuis de nombreuses années en partenariat avec le groupe Jazz Band de Villevaudé.

    *Les finances:

    Tous les livres et matériel informatique sont la propriété de la municipalité.

    Cette année, la subvention votée comme tous les ans en conseil municipal  est répartie en plusieurs postes : expositions, petit matériel, assurance, manifestations diverses et surtout achats de livres, (nous rappelons à ce sujet qu’un cahier de suggestions d’achat de nouveaux ouvrages est à la disposition des visiteurs).

    *Remarque:

    Il est à rappeler que pendant la crise sanitaire du COVID les activités se sont trouvées très perturbées.

    En 2020 et 2021, la bibliothèque, fermée sur décision ministérielle le 16 mars 2020, a réouvert  le 30 mai 2020, uniquement les samedis en suivant les consignes sanitaires très strictes. Suite à une nouvelle fermeture le 31 octobre 2020,   le 18 novembre 2020 nous adoptions le click & collect le 18 novembre 2020 et 2021. Ne pouvant pas recevoir les élèves, des cartons de livres ont été déposés à l’école.(Livres désinfectés et mis en quarantaine selon les règles en vigueur)

    *Pour conclure: Les échanges avec la médiathèque départementale de Seine et Marne, la gestion des prêts, courriers aux adhérents, documentation auprès de la presse spécialisée pour les achats de livres, couvrir, étiqueter, enregistrer les livres acquis, désherbage, classement, désinfection des livres, déplacements pour achats de livres et de fournitures sont les tâches qui font partie intégrante du bibliothécaire, pratiques complétées par les stages de formation.

    *Vous pouvez suivre toutes les acquisitions sur le blog, alimenté depuis 2007 et à ce jour par 1955 notes  (304200 pages lues et commentées), et nous suivre sur facebook villevaude assocs.

  • Acquisitions décembre 2023

    Acquisitions décembre 2023

    Dec 2023 SUITE FIN

    Secrets d’Alcôve des Bonaparte, Martine GUIDONI     

    L’ange de Munich, Fabiano MASSIMI                                  

    Malone, Steve BERRY                                                        

    Le grand sommeil, Raymond CHANDLER                    

    Louve noire, Juan GOMEZ-JURADO                                 

    Dis bonne nuit, Christian BLANCHARD                            

    Sur tes pas, Claire ALLAN 

    Les langages de l’amour , Gary Chapman    

    2ROMANS
    La symphonie des monstres, Marc LEVY         

    Le grand secours, Thomas B. REVERDY       

    Le portrait de mariage, Maggie O’FARRELL    

    Le monde de la berge fleurie, Atticus LISH     

    Mon tour de manège, Gilles LEGARDINIER     

    Ce qui nous revient, Corinne ROYER 

    3 POLICIERS                                                                             

    L’étoile du désert, Michael CONNELLY           

    Le veilleur du lac, Nicolas LECLERC              

    Mon nom est rouge, Orhan PAMUK                

    Personne ne doit savoir, Claire McGOWAN     

    Ne me remerciez pas, Martial CAROFF          

    Reine rouge, Juan GOMEZ JURADO           

    AUTOBOGRAPHIE

    Ma vie sans gravité, Thomas PESQUET 

    JEUNESSE

    1JEUNESSE

     

    COLLEGE 23

    Le collège maléfique, T1: Le marche rêve ; T2 : Les fils d’Asmodeus ;  T3 : La cible; T4 : La rebellion 

    DES CONTES RUSSES

    RUSSES JEUNESSE 

    Et en commande pour la rentrée de janvier des nouveautés pour les enfants de 3 à 11 ans!!! 

  • Les amours d’ Apollinaire.

    Les amours d’ Apollinaire.

    " Il avait tous les dons y compris celui de souffrir et de faire souffrir "
     
    Annie PaydenAnnie Playden (1880-1967) : le premier grand amour d’Apollinaire
    En 1901, Guillaume Apollinaire enseigne le français dans une famille noble allemande qui réside en Rhénanie. Il y tombe amoureux de la gouvernante anglaise, Annie Playden, qui, d’abord réceptive, s’effraie de sa fougue et finit par le rejeter. Il ne parle pas anglais, elle ne parle pas le français. De retour à Paris, en 1902, il reprend pourtant contact avec elle et part à Londres à deux reprises pour la revoir. Las, Annie Playden ne répond pas à sa flamme et il en est mortifié. Sa belle partira pour l’Amérique en 1905. Apollinaire relatera sa relation malheureuse dans plusieurs poèmes emplis d’amertume dont, notamment, « La chanson du mal-aimé » (Alcools, 1913) car le poète évoque aisément sa souffrance, caractéristique commune aux premiers romantiques allemands (Goethe, Shiller, Novalis…).
    Adieu faux amour confondu
    Avec la femme qui s’éloigne
    Avec celle que j’ai perdue
    L’année dernière en Allemagne
    Et que je ne reverrai plus.
     
    M laurençin1Marie Laurencin en 1905 (autoportrait).
    C’est grâce à Picasso que Guillaume Apollinaire fait la connaissance en 1907 de Marie Laurencin (née le 31 octobre 1883 à Paris). Elle devient sa compagne et sa muse avant que, fatiguée par ses infidélités et son penchant pour l’alcool, elle ne mette fin à leur relation 5 ans plus tard. Pour tenter de l’oublier Apollinaire s’engage au premier jour de la guerre et lui écrit l’un des ses plus beaux poèmes, « Sous le pont Mirabeau », dans lequel il évoque leur séparation.
    Marie meurt le 8 juin 1956 à Paris. Elle sera inhumée au Père-Lachaise dans une robe blanche, tenant dans sa main une rose et, posées sur son cœur, quelques lettres d’amour de Guillaume Apollinaire dont la sépulture repose à quelques pas de la sienne.
    « L’automne est morte souviens-t’en
    Nous ne nous verrons plus sur terre
    Odeur du temps brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t’attends. »
    Adieu, quatrain de G. Apollinaire pour leur rupture en 1912.

    4Guillaumeapollinaire«Tu te souviens, Rousseau, du paysage aztèque, des forêts où poussaient la mangue et l'ananas…», écrit Apollinaire. Mais le Douanier n'est jamais allé plus loin que le Jardin des Plantes ! De là une oeuvre un peu vite qualifiée de naïve.
    Henri Rousseau, le Douanier, avait proposé à Apollinaire de réaliser son portrait. Le poète racontera qu'avant de le faire poser, le peintre «avait soigneusement mesuré son nez, sa bouche, ses oreilles, son front, ses mains, son corps tout entier». Pendant ce temps, pour qu'il ne s'ennuie pas, Rousseau lui avait chanté des airs de son enfance. On imagine la scène ! Et on connaît le résultat : conservé au musée de Bâle, le portrait d'Apollinaire le représente à côté de Marie Laurencin, une Marie Laurencin plutôt grassouillette. «Mais ça ne me ressemble pas du tout», s'était écriée la pauvre jeune femme, toujours soucieuse de son élégance et de sa sveltesse. Sans se démonter, Henri Rousseau lui avait répondu : «Guillaume est un grand poète, il a besoin d'une grosse muse.» Il était comme ça, le Douanier : naïf, têtu, maladroit. Et même pas spécialement doué pour la peinture.
     
    LouiseLouise de Coligny-Châtillon (1881-1963) : amour fou d’Apollinaire et l’une des premières aviatrices françaises (mais on ne trouve aucune trace sur ses aptitudes ou ses vols).
    Guillaume Apollinaire s’est engagé au premier jour de la guerre. En attendant son incorporation, il rencontre à Nice Louise de Coligny-Châtillon, qui lui fait oublier Marie Laurencin. Il tombe amoureux, mais la belle lui résiste avant de se donner à lui juste avant son départ pour le front. Il lui écrit des lettres enflammées (Poèmes à Lou) jusqu'en janvier 1916. Mais elle l’oublie. Apollinaire fait bien partie des poètes maudits.
    Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie
    -Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur
    Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie
    Ô mon unique amour et ma grande folie
    La nuit descend
    On y pressent
    Un long destin de sang.
    Guillaume Apollinaire, extrait de « Si je mourrais là-bas » (Poèmes à Lou, Nîmes, 30 janvier 1915).

    Madele PagèsMadeleine Pagès (1892-1965), la fiancée « épistolaire » d’Apollinaire
    2 janvier 1915. Guillaume Apollinaire prend le train à Nice après une permission de deux jours. Il retourne au 38e régiment d'artillerie de campagne de Nîmes où il fait ses classes. Dans son compartiment, il rencontre une jeune femme, Madeleine Pagès. Elle est institutrice à Oran et doit embarquer à Marseille. Les deux voyageurs parlent de poésie, échangent leurs adresses. Apollinaire fréquente toujours Lou, mais leurs relations s’effilochent de plus en plus, surtout à partir du mois de mars.
    Trois mois plus tard, Apollinaire envoie sa première carte postale à Madeleine du front de Champagne. Rapidement, leurs lettres deviennent très tendres. Pendant plusieurs semaines, le poète encourage sa « petite fée » à se déclarer : « Écrivez-les ces mots qui font que l'on vit », l'implore-t-il. Après les aveux, se développe une relation épistolaire d'une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l'amour idéal. Il ne commence à la tutoyer que le 25 août 1915 et ils se fiancent « par correspondance ». Glissés dans les lettres, certains poèmes sont très érotiques, tel « Les neuf portes de ton corps ». A la faveur d'une permission accordée en décembre 1915, il passe 15 jours à Oran chez Madeleine.
    Mais Apollinaire est blessé en Picardie par un éclat d’obus le 17 mars 1916. Il lui écrit moins pendant sa convalescence et refuse de recevoir sa visite. Ses dernières lettres datent de novembre 1916. Madeleine ne se mariera jamais. Elle continuera d’enseigner à Oran puis dans des lycées de jeunes filles à Saint-Cloud, avant de mourir à Antibes le 2 mars 1965.
     
    Jacqueline Kolb (1891-1967) : Madame Apollinaire, la jolie rousse
     
    Kolb
    Le 2 mai 1918, à Paris, Guillaume Apollinaire se marie avec Amélia Kolb (dite Jacqueline ou encore Ruby), artiste peintre. Parmi les témoins, Lucien Descaves et Pablo Picasso, Ambroise Vollard et Gabrielle Picabia. Le poète ne profitera que trop de cette union puisqu’il décédera le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, soit deux jours avant la signature de l’Armistice. Il avait 38 ans.
    Ses cheveux sont d'or on dirait
    Un bel éclair qui durerait
    Ou ces flammes qui se pavanent
    Dans les rose-thé qui se fanent.
    "La jolie rousse" (extrait).
     
    Serge Moroy
     
    Né Wilhelm de Kostrowitzky sujet polonais, le conseil de révision avait ajourné sa première demande d'engagement dans l'armée française. Le 4 avril 1915, il part avec le 38e régiment d'artillerie de campagne pour le front de Champagne, ce qui lance sa procédure de naturalisation.
    Alors qu'il vient d'obtenir notification de sa naturalisation, Guillaume Apollinaire, sous lieutenant au 96e régiment d'infanterie est blessé le 17 mars 1916 d'un éclat d'obus à la tempe droite, au bois des Buttes, au pied du Chemin des Dames.
    " Je lisais le "Mercure de France". A quatre heures, un 150 éclate à 20 mètres, un éclat perce le casque et troue le crâne … On m'endort pour fouiller, l'éclat a enfoncé la boîte crânienne et y est resté, on l'y laisse."
    Le 9 novembre 1918, la grippe espagnole emportait Guillaume Apollinaire, très affaibli par ses blessures de guerre.
  • J.F. Kennedy, 22 novembre 1963

    J.F. Kennedy, 22 novembre 1963

    Assassinat de J.F. Kennedy : Quand la presse se presse
     
    J.F. Kennedy
    Un témoignage inédit
     
    Le 22 novembre 1963 à 18 h 30 (heure française), John Fitzgerald Kennedy, 35e président des Etats-Unis, était abattu à Dallas (Texas). Le lendemain matin, le journal Ouest-France faisait la Une de l’événement… avec une photo à l’appui !
    Cet assassinat était un scoop pour la presse mondiale qu’il ne fallait absolument pas rater. Bernard Thomazeau travaillait alors en tant qu’illustrateur au quotidien Ouest-France, et ce depuis avril 1957. Il se rappelle encore la pression qu’il a connue lorsque, dans les bureaux de Rennes, il attendait fébrilement une photo du président assassiné. Celle-ci devait en effet paraître à la Une de l’édition du lendemain, le samedi 23 novembre 1963.
    Allô Rennes Ouest-France ? Ici New York
    L’image allait être transmise par un correspondant de presse aux États-Unis via le Bélinographe. C’est à Firmin Chaudet, journaliste à Ouest-France, qu’incombait le soin de rédiger l’article devant faire la Une. Bernard se souvient de cette journée particulière tant elle est gravée dans sa mémoire.
    « J’ai reçu un appel de New York m’informant de l’envoi imminent d’une seule et unique photo du président assassiné à Dallas, et ce pour le départ des premières éditions. Vu le nombre de demandes qui affluaient alors, l’envoi ne sera pas doublé. Me voilà donc prévenu ! ».
    Cinq minutes plus tard, une nouvelle sonnerie retentit en effet dans l’atelier et une voix annonce dans un mauvais français : « Rennes Ouest-France à toi ! Fais bien ta mise au point du blanc. Ok, j’envoie… ça roule ! ».
    Firmin Chaudet tournait comme un lion en cage dans l’atelier où s’affairait Bernard, surveillant le moindre de ses gestes. Ce dernier poursuit.
    « La réception venait à peine de commencer et il fallait compter quinze minutes pour que la photo soit totalement transmise et, avec le cylindre, file au labo pour y être développée. Firmin ne me lâchait pas d’une semelle tant il était collé à moi. »
    Surprise au labo
    Dans le labo plongé dans la lumière rouge inactinique, la photo en noir et blanc apparaît progressivement dans le bac du révélateur. Bernard et Firmin sont pétrifiés par l’émotion : le cliché est bon. Il ne présente même aucun parasite dans les lignes ; ce qui leur évitera des retouches et leur fera gagner un temps précieux.
    A peine est-elle fixée et lavée que la photo, encore humide, est présentée tel un trophée au rédacteur en chef. Elle fera bien la Une de l’édition du 23 novembre 1963. Ouf, l’honneur était sauf !
    Comment fonctionne le Bélinographe ?
    Il résulte de l’invention du savant français Edouard Belin en 1907. L’instrument est en mesure de transmettre dans le monde entier des images photographiques grâce à l’utilisation du réseau de l’électricité.
    C’est en fait de la télé-photo qui fonctionne sur le principe de l’émission- réception. Une photo est prise sur un cylindre qui tourne sur lui-même et se déplace latéralement devant l’objectif.
    Celui-ci capte la teinte placée devant lui et la transmet alors devant une cellule photo-électrique. Le rôle de cette dernière est de transformer la source lumineuse en courant électrique qui, modifié en puissance, selon la luminosité de la teinte de la photo, sera à son tour, et après amplification, transmis par ligne télégraphique.
    Nouvelle transformation au poste récepteur où un oscillographe fera du courant électrique un spot lumineux, qui sera lui-même retransmis au moyen d’un objectif sur un film fixé autour d’un cylindre.
    Enfermé dans une petite chambre noire, ce cylindre tourne sur lui-même à la même vitesse que le cylindre émetteur. Il faut en moyenne une vingtaine de minutes pour réceptionner une télé-photo ; depuis la mise en route de l’appareil jusqu’à l’obtention du négatif qu’il est alors possible d’agrandir sur papier.
    A tour de rôle
    Avant son transfert en 1972 à Chantepie (35), le service du Bélinographe était assuré par l’atelier de photos reproduction et des services artistiques, placé sous la direction de Charles Barmay.
    Afin d’assurer la réception et l’envoi des photos, deux dessinateurs polyvalents s’y relayaient chaque semaine à tour de rôle. Les journées les plus chargées étaient celles du dimanche, avec la rubrique des sports, toujours copieuse.
    Une fois installé à Chantepie, le Bélinographe sera détaché sur le plateau des rédacteurs et aura Michel Corvaisier comme permanent.
    S. Moroy
    Cet article a pu être rédigé grâce aux souvenirs de Bernard, qu’il en soit ici remercié / Photo : Bernard devant le Bélinographe (photo journal Ouest-France).
  • La bibliothèque de la Roseraie fête le Beaujolais nouveau, cuvée 2023

    La bibliothèque de la Roseraie fête le Beaujolais nouveau, cuvée 2023

    « Novembre serait un mois morne et désolant si, en son milieu, ne déboulait chaque année, dans un grand concert de rires et de bruits de verres, le beaujolais nouveau…

    Le phénomène beaujolais nouveau est né dans les années 50… pour s’amplifier jusqu’à devenir un événement incontournable … A Villevaudé la bibliothèque de la Roseraie perpétue  cette tradition depuis maintenant quelques 20 années, offrant ainsi à 105 anciens et nouveaux villevaudéens  une occasion de passer ensemble un bon moment de fête … accompagnés par le Jazz band de Villevaudé. Cette année rouge provenant des caves Duboeuf, rosé Pissedru étaient de grande qualité. A l’an prochain …

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  • La malediction, Richard Donner

    LA MALÉDICTION, un film maudit ?

    MALEDICTION
    L’occasion m’a été donnée de revoir LA MALÉDICTION, un film d’horreur de Richard Donner sorti en 1976. Je l’avais vu peu après sa sortie, dans la foulée de ces films devenus cultes qui déferlaient alors dans les années 1970 et dont le héros n’était autre que le Diable.

    Malgré le temps, ce film  n’a pas pris une ride et son atmosphère demeure toujours oppressante. Le gamin maléfique n’est pas plus terrifiant que certains autres, il serait même attachant (et c’est peut-être bien là le pire). En revanche, toutes les créatures (personnages et animaux) qui gravitent autour de lui pour assurer sa protection, sont effrayantes. Mais là où Richard Donner fait fort, c’est que si on pensait être enfin rassuré à la vue d’un homme d’église… il n’en est rien.

    Rappelons succinctement l’histoire. A Rome, Robert et Katherine Thorn (Grégory Peck et Lee Remick) attendent leur premier enfant, qui malheureusement meurt à sa naissance. Robert Thorn accepte alors la suggestion d'un prêtre : substituer à l’enfant décédé, et à l’insu de Katherine, un autre bébé dont la mère est décédée en le mettant au monde. Robert Thorn est ensuite nommé à Londres comme ambassadeur des États-Unis. L’enfant, Damien, semble détenir dès 5 ans un pouvoir maléfique. Alors que l’on célèbre son anniversaire dans le jardin, sa nurse se suicide en se pendant au balcon de sa chambre.

    Les tragédies vont dès lors se succéder autour de la famille Thorn.

    Satan fait un malheur

    LA MALÉDICTION a connu un énorme succès aux Etats-Unis. Il obtint même trois nominations aux Oscars et inspirera trois suites (en 1978, 1981 et 1991), ainsi qu’une série de dix épisodes diffusés en 2016 à la télévision (Damien). Le film a été critiqué par l’église catholique, qui lui a reproché de déformer l’eschatologie chrétienne.

    La musique, composée par le talentueux Jerry Goldsmith, utilisa pour la première fois des chœurs « maléfiques », chantant une messe en latin à la gloire de Satan (Ave Satani). Le film obtint l’Oscar de la meilleure musique de film en 1977.

    La symbolique du nombre 7

    « Tout a été organisé selon le nombre » disait Pythagore. Et sept serait un nombre parfait, un symbole de l’abondance divine. Outre les 7 jours de la Création, on le retrouve dans les 7 jours de la semaine. Toujours selon la Bible, il est aussi le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Mais, comme toute médaille a son revers, ce nombre est également attribué à Satan qui, comme chacun sait, s’ingénie à copier Dieu. Ainsi, la bête infernale de l’Apocalypse possède sept têtes (Apocalypse, 13-1). Il y a aussi les 7 fléaux de l’Apocalypse et ses 7 trompettes, à l’origine de la chute de Jéricho. Plus connus sont les 7 péchés capitaux. Et selon Saint Augustin, si ce ne sont pas les plus graves, ils sont pourtant à l’origine de tous les autres.

    Or, bizarrement, le film fut émaillé de plusieurs drames avant, pendant et après son tournage, le dernier ayant eu lieu en 2016. Au nombre de 7 exactement. A tel point qu’une rumeur se répandit selon laquelle la production aurait été réellement frappée par une malédiction.

    Jugez vous-même.

    ►1 – Le fils de Grégory Peck, 31 ans, se suicide sans explication deux mois avant le début du tournage, soit le 26 juin 1975.

    ►2 – L’avion de Gregory Peck, parti de Los Angeles pour Londres, fut frappé par la foudre, ainsi que celui de Mace Neufeld, l’un des deux producteurs du film, parti quant à lui de Rome. De son côté, Richard Donner aurait, paraît-il, failli perdre une jambe, restée bloquée dans la portière d’une voiture.

    ►3 – Londres, l’une des villes du tournage, avec  Jérusalem, Rome et Chicago, subissait à cette époque une vague d’attentats perpétrés par l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA). Ainsi, le 12 novembre 1975, une bombe explosa dans le restaurant où plusieurs membres de l’équipe du film s’apprêtaient à dîner.

    ►4 – L’avion, qui devait transporter l’équipe pour filmer Londres depuis le ciel, fut attribué à 7 autres clients. Le 20 novembre 1975, il décolle de l’aérodrome de Dunsfold et s’écrase après avoir percuté une nuée d’oiseaux qui ont endommagé ses deux moteurs. Au cours de son atterrissage forcé, l’avion a traversé une route frappant de plein fouet une voiture avec à son bord la famille d’un des pilotes. Les 7 passagers et les deux membres de l’équipage s’en sont sortis quasiment indemnes. En revanche, les 6 passagers de la voiture sont morts. 

    ►5 – Pour les séquences concernant le zoo, une scène (finalement non retenue) fut tournée près des enclos à félins du Windsor Safari Park, non loin de Londres. Après le départ de l’équipe, un tigre a mortellement attaqué un gardien. Le parc a finalement fermé en 1992.

    ►6 – Deux mois après la sortie du film, John Richardson – qui avait supervisé la scène de la décapitation du reporter dans le film – a été victime d’un terrible accident de la route aux Pays-Bas alors qu’il travaillait sur le film UN PONT TROP LOIN, de Richard Attenborough. Il a survécu à ses blessures, mais Liz Moore, son assistante et compagne, qui se trouvait à ses côtés, a été… décapitée.

    Le drame s’est produit le 13 août 1976, près d’un panneau signalant que la ville d’Ommen (Pays-Bas) était située à 20 km. Précisons que le titre original du film est THE OMEN.

    Curieusement, la borne kilométrique de l’accident indiquait paraît-il 66,6 (rumeur à vérifier). Or 666 correspond à la 6e heure du 6e jour du 6e mois qui voit la naissance de l’Antéchrist, le fils de Satan, toujours selon le livre des Révélations (l’Apocalypse).

    ►7 – L’acteur anglais Harvey Stephens qui joue le rôle de Damien, a été condamné le 13 janvier 2017 à une peine de prison avec sursis pour avoir frappé deux cyclistes dans un accès de rage parce qu'il ne pouvait pas les dépasser en voiture. L’agression s’est produite le 21 août 2016 et il avait 46 ans.

    Certains allégueront que ce ne sont que de simples coïncidences, tandis que d’autres trouveront cela bizarre. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est étrange.

    Serge Moroy

  • Veiller sur elle, Jean Baptiste Andrea

    Veiller sur elle, Jean Baptiste Andrea

    Veiller sur elleVEILLER SUR ELLE

    JEAN BAPTISTE ANDREA

    L'ICONOCLASTE

    PRIX GONCOURT 2023

    Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini.

    Héritière d'une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Mais elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.

    Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer.

    Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l'autre.

    Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?
    Un roman plein de fougue et d'éclats, habité par la grâce et la beauté.

    Grand Prix du Roman FNAC 2023.

    Avec ce quatrième roman à L'Iconoclaste, Jean-Baptiste Andrea, grand prix RTL-Lire pour Des diables et des saints, réussit à faire vivre une galerie de personnages inoubliables, en alliant le bonheur du romanesque et la puissance de la poésie.

    Pendant vingt ans, Jean-Baptiste Andrea a travaillé comme scénariste et réalisateur, en France et aux États-Unis. Il tire de ce long passage dans l’univers impitoyable du cinéma cette conviction : à l’instar d’un film, un roman, c’est d’abord une histoire. Dans Veiller sur elle, il déploie avec maestria une intrigue aux multiples personnages, un page-turner de près de 600 pages inscrit dans un demi-siècle d’histoire italienne. Enfin, Andrea, incorrigible romantique, sait nous offrir avec ses deux héros, Mimo et Viola, une nouvelle histoire d’amour aussi flamboyante qu’impossible.

  • Jean Cocteau et Georges Mathieu : une courte mais solide amitié

    Jean Cocteau et Georges Mathieu : une courte mais solide amitié

    On célébrait le 11 octobre 2023 le 60e anniversaire de la mort de Jean Cocteau. 

    Visiter l'exposition dédiée aux peintres représentatifs de l'Art Abstrait proposée par la fondation Gandur était l'occasion de lui rendre hommage en évoquant l'amitié qui le liait au peintre Georges Mathieu. YG

    Jean Cocteau (1889-1963) vouait une grande admiration au peintre Georges Mathieu (1921-2012), figure de proue de l’abstraction d’après-guerre et chantre du spectacle pictural.

    « Pendant 20 ans, [André] Breton s’est acharné à me perdre… Votre réponse est admirable. C’est sans doute ce qui vous a poussé vers moi et moi vers vous. De cœur, votre Jean Cocteau » débute ainsi sa première lettre à Georges Mathieu en date du 14 juin 1960.

    Cocteau et Mathieu en 1962 (1)Jean Cocteau et Georges Mathieu : une courte mais solide amitié

    Après un échange d’une centaine de lettres, il lui écrira sa dernière le 27 septembre 1963, soit 15 jours avant sa mort. Preuve évidente d’une amitié, certes courtes, mais néanmoins indéfectible.

    « Georges Mathieu est un grand seigneur »

    Jean Cocteau voyait en lui « un grand seigneur », ajoutant que « tout ce qu’il touchait devenait féodal et noble. Tout papier, toute toile deviennent parchemin s’il y appose la vaste griffe inimitable dont il exige qu’elle soit ensemble son œuvre et le paraphe qui la signe. »

    Car le touche-à-tout de génie qu’était Cocteau avait décelé dans les compositions lyriques et éclatées de son contemporain des signes palpitants. Abscons aux yeux du profane mais familiers à ceux de l’initié, ils lui révélaient ces mondes interdits qu’il n’avait de cesse d’explorer au travers de ses expériences pour « rendre visible l’invisible ». On en trouve un exemple dans son dernier film « Le testament d’Orphée » (1959) où le poète, « condamné à vivre pour crime d’innocence », erre dans son propre univers onirique, « marchant un pied dans la vie, un pied dans la mort ». Et l’on sait combien le rêve était capital chez Cocteau, qui lui a donné vie sous toutes les formes « existentiellement » possibles et imaginables : roman, poème, dessin, théâtre, cinéma, peinture, sculpture, fresque, céramique, vitraux, ballet…

    « Jean Cocteau reste aujourd’hui un inconnu »

    Radio

    HOMMAGE A JEAN COCTEAU, 13 octobre 1963 – Fresque réalisée à la feuille d'or, Maison de la Radio, Paris 

    Georges Mathieu qualifiait Cocteau « d’incomparable ami » et de « génie protéiforme ». Très affligé, il assiste à ses obsèques le 16 octobre 1963 et lui dédie sa fresque de 20 mètres sur 3 réalisée à la feuille d’or pour orner le studio 105 de la Maison de la radio (inscrite au titre des Monuments historiques par arrêté du 26 mars 2018). Dans une lettre du 2 octobre 1988, soit 25 ans après la mort de son ami, il exhorte à sa reconnaissance : « En dépit de la ‘’raclée’’ d’honneurs tombée de partout sur ses épaules : Académie royale de Belgique, Académie française, allemande, américaine, Doctorat d’Oxford, il aurait préféré le destin de Nietzche sombrant dans la démence. Le culte de la malédiction ne l’aura jamais quitté. Son œuvre est l’apologie de la Beauté comme promesse de bonheur. Puisse-t-on commencer à le découvrir ! La France, hélas, ignore encore la place immense qui est la sienne en ce XXe siècle. Celle d’un Voltaire ou d’un Schiller pour le XVIIIe ! »

    Piece 10 Francs Mathieu (1)
    Georges Mathieu était surtout connu du grand public pour ses réalisations audacieuses comme la fameuse pièce de dix francs de 1974, le logotype d’Antenne 2 en 1975, ainsi que plusieurs timbres postaux.

    Antenne2_1975 (2)

    Antenne 2 – 1975


    Timbre commemoratif du Gal de Gaulle -1980-

    Parmi ces derniers, celui du Général de Gaulle commémorant le double anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 et de sa mort, le 9 novembre 1970 ; et qui fut édité en 1980.

    En 1975, bien que controversé pour ses prises de position sur la technocratie culturelle, la politique d’enseignement artistique et les médias, il a été élu membre de l’Académie des beaux-arts de Paris. Depuis, il n’a jamais cessé de militer pour une politique culturelle à dimension européenne, indépendante du pouvoir et de l’économie, mais partie intégrante de l’éducation. « En art point de frontière » disait Victor Hugo.

    S. Moroy

    Quelques œuvres de Georges Mathieu sont exposées jusqu’au 25 novembre à l’Académie des beaux-arts, 27 quai de Conti, Paris 6e (entrée libre). Merci à Yvette Godefroy pour sa précieuse iconographie sur Georges Mathieu.

  • Exposition « Éloge de l’abstraction » et Fondation Gandur pour l’Art.

    Exposition « Éloge de l’abstraction » et Fondation Gandur pour l’Art.

    ÉLOGE DE L’ABSTRACTION: L’expo gratuite des peintres de l’Académie des beaux-arts
    Depuis hier, la Fondation Gandur pour l’art propose une exposition de 25 tableaux représentatifs de l’art abstrait. Tous proviennent de 7 anciens membres de l’Académie des beaux-arts (Institut de France), que le public pourra découvrir gratuitement jusqu’au dimanche 25 novembre.
     
    Beaux arts 1
    Hans Hartung
     
    BEAUX ARTS 4
    Obscuration  – Georges Mathieu – 1957
     
    Les tableaux sont signés Jean Bertholle, Chu Teh-Chun, Olivier Debré, Hans Hartung, Georges Mathieu, Antoni Tàpies et Zao Wou Ki. La plupart ont été réalisés entre 1945 et 1965, période d’une grande vitalité durant laquelle deux générations d’artistes français et étrangers ont scellé leurs destins à Paris. En effet, après-guerre, la capitale était redevenue le phare de l’avant-garde artistique dans le monde.
     
    BEAUX ARTS5Zao Wou Ki
     
    Les artistes ont eu manifestement recours aux moyens les plus radicaux pour révolutionner la peinture. Leurs œuvres, non-figuratives et antigéométriques, inventent les signes d’un nouveau langage pictural, créé dans les méandres de la matière et de l’amplitude du geste. Bertrand Dumas, conservateur de la collection beaux-arts à la fondation Gandur explique que « ce langage agit comme un miroir. Il reflète l’intériorité du peintre tout en réfléchissant l’agitation du monde libre en train de se reconstruire après les horreurs de la guerre. »
     
    BEAUX ARTS3Je me suis attardé sur les œuvres de Georges Mathieu (1921-2012), peintre figuratif avant de passer soudainement à l’abstraction en 1944. A cette date, ses œuvres expriment une « mémoire traumatique » et se voulaient être alors un cri… plutôt qu’un style.
    Dès 1957, jouissant d’une renommée internationale G. Mathieu a voyagé aux quatre coins du monde. Chaque pays où il se rendait devenait un lieu de création d’une série de toiles, souvent exécutées en public devant de nombreux spectateurs.
    Ces derniers assistaient alors aux premières performances artistiques du genre, placées sous le signe de la vitesse, de l’improvisation et de la spontanéité.
    En 1962, soucieux de défendre le beau dans la vie quotidienne, il s’est essayé aux arts appliqués (le musée d’Art moderne de Paris lui a consacré une rétrospective en 1967).
    Texte & photos : S. Moroy
     
    Académie des beaux-arts
    Pavillon de la Comtesse de Caen
    Entrée libre, du mardi au dimanche (11 h -18 h)
    27, quai de Conti, Paris 6e (rive gauche).